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vendredi 3 août 2018

Entretien avec Sébastien Duboc, créateur de So Chèvre

Je vous en parlais il y a quelques semaines, lors d’une dégustation culinaire entre blogueuses, j’ai découvert un produit qui m’a interpellé par son côté innovant et surprenant.


Des barres de céréales et de fruits, des encas énergétiques comme on en trouve beaucoup, mais à base de lait de chèvre. A hauteur de 27 à 29%, l’équivalent d’un petit verre par encas, autant dire que le goût est bien présent. Mais le mariage avec les fruits secs (dattes, raisins …) et les céréales (riz, épeautre) est réussi. Très savoureux, consistant, j’ai terminé le snack sans me faire prier.


J’étais donc sceptique, mais la texture et surtout la saveur m’ont séduite. Tellement que j’ai contacté Sébastien Duboc, le créateur de la marque, pour échanger sur son projet et lui poser quelques questions.







Comment vous est venue l’idée d’associer le lait de chèvre aux saveurs sucrées, et de le présenter sous cette forme ?


Issu d’un parcours d’ingénierie agricole et spécialisé dans le conseil en élevage et nutrition animale, avec le recul des années professionnelles, j’ai eu envie de me lancer dans la valorisation de la filière caprine.


C’est au cours d’une visite à Rungis, en échangeant avec les producteurs de produits traditionnels (lait, fromages, yaourts) que j’ai eu envie de créer quelque chose de nouveau, dans un format de consommation nomade, permettant de se soustraire à la chaine du froid pour une conservation optimale, à température ambiante.


Cela permet de répondre à la demande et aux nouvelles habitudes des consommateurs.
Pauses déjeuner raccourcies, snack pour les sportifs ou goûter à glisser dans la poche lors d’une randonnée.


NDLR : en apéro finger food, ça fonctionne aussi :




Comment avez-vous sélectionné les recettes ?


J’ai commencé dans ma cuisine !
Quelques courses en magasin, pour tester les alliances de saveur de différents aliments. Il a fallu ensuite trouver des ingrédients dont la texture permet une tenue et une conservation optimale, car le but était d’obtenir un produit sain et naturel, sans ajout de conservateurs et d’additifs.



J’ai ensuite fait déguster le produit fini à mon entourage, puis au sein de la Chambre des Métiers qui m’ont accompagné dans mon projet.





Ce qui est mis en avant sur cet encas, c’est aussi et surtout les atouts nutritionnels, notamment pour les sportifs. Quels sont les avantages de cette barre en comparaison avec d’autres ?


Les fruits secs (dattes, raisins) apportent un boost énergétique et leur aspect rassasiant est bien connu.


L’alliance avec les céréales et les oléagineux permettent une synergie diététique bénéfique.


Avec un tiers de lait de chèvre, les apports en nutriments sont réels (glucides diversifiés, 8 acides aminés essentiels, acides gras, minéraux biodisponibles) et bien assimilables par l’organisme grâce à une meilleure digestibilité par rapport au lait de vache.


 Nous venons d’ailleurs d’acquérir le Label Transparence Contrôlé, délivré par une association de médecins allergologues, garantissant la qualité des ingrédients et l’atout santé du produit fini.






D’autres labels en vue ?


Les fruits présents dans nos barres sont bios, mais pour le moment nous ne pouvons pas prétendre au label AB. En revanche, la fabrication et la provenance du lait est issu de la production française.






Justement, parlons de la provenance de la matière première. Le lait provient-il de Touraine ?


Nous collectons le lait auprès de producteurs la région centre effectivement. Mais la production en lait déshydraté n’est pas suffisante et nous avons également un fournisseur en Vendée.


En s’implantant à Parcay Sur Vienne, dans une ancienne laiterie ayant produit du Ste Maure de Touraine, je voulais marquer un ancrage régional fort et perpétuer l’histoire caprine de la région. L’objectif étant à terme d’y installer une unité de transformation, pour structurer progressivement une filière de production locale.









Quelques mots désormais sur votre parcours entrepreneurial.
Combien de temps s’est écoulé entre l’idée et la commercialisation ?


Une dizaine de mois. J’ai commencé à réfléchir sur le projet à l’été 2017 et créé la société en février 2018. En mars, une campagne de crowdfunding sur Ulule a permis d’obtenir un complément de financement et de communiquer autour du produit, dont la commercialisation a commencé au 1er mai.





Le marketing et la communication ne faisaient pas partis de votre formation initiale. Comment êtes-vous parvenu à un résultat aussi efficace en si peu de temps ?


J’ai intégré l’incubateur du pôle agroalimentaire Food Val de Loire, puis suivi une période de formation à la création d’entreprise, dispensée par la chambre des métiers et la CCI d’Indre et Loire.

J’ai également bénéficié du soutien de mon grand-oncle et associé, Fabrice Bianchi, spécialiste en agroalimentaire et accompagnement d’entreprise.


Nous avons intégré divers dispositifs d’accompagnement (Initiative Touraine Chinonais, Initiative remarquable ou encore Réseau Entreprendre Val de Loire, dont je suis lauréat). Ces organismes offrent un suivi précieux. Des rendez-vous mensuels pour évaluer le développement de l’entreprise, anticiper les actions à mener, se constituer un réseau.






Quels réseaux de distribution avez-vous privilégié ?


On peut trouver les EnCapri dans les magasins spécialisés en sport et diététique, ainsi qu’en épicerie fine.
Il est également possible de commander en ligne sur notre boutique en ligne


La marque est majoritairement présente à l’échelon locale, mais il y a quelques points de vente à Paris, en Normandie, à Lyon…


 Nous participons à des événements de la vie locale, nous aurons par exemple un stand au village partenaire des 20kms de Tours, le 23 septembre


  


Peut-on prochainement espérer de nouvelles recettes ?

J’ai effectivement en vue d’autres recettes d’EnCapri, mais aussi la création d’une nouvelle gamme de produits de snacking, notamment avec une ouverture sur le salé.

Dès septembre de la confiture de lait de chèvre sera disponible, et d’ici un an des boissons en format nomade.


Il me tarde de découvrir ces nouveaux produits, je serais ravie d’y goûter !


J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce produit, car c’est vraiment innovant, avec un ancrage local et une démarche éco-responsable que j’ai particulièrement apprécié.

Mais surtout, et c’est l’essentiel, une fois la barrière psychologique dépassée, la dégustation vaut le détour.




Barre Riz & Noix de Coco
INGRÉDIENTS : Lait de chèvre déshydraté (Origine France), raisins secs, pâte de datte, flocons de riz, noix de coco râpée, farine de riz.

Barre Petit Epeautre & Noisette
INGRÉDIENTS : Pâte de datte, lait de chèvre déshydraté (Origine France), flocons de petit épeautre, noisettes hachées grillées, huile de tournesol, farine de riz.


So Chèvre UluleSAS Amaltup  – So Chèvre
Rue du Général de Gaulle
Cour de la Laiterie
37800 Parçay-sur-Vienne

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samedi 5 mai 2018

Tous à l'Opéra - visiter les coulisses. [Tours]


Voila un peu plus d'une semaine que je suis rentrée de mon long voyage et lorsque j'ai vu que l'opération "Tous à l'Opéra" avait lieu ce samedi, oui ... cet évenement que j'ai manqué 3 années de suite, j'ai noté ça dans mon agenda illico.

opera tours


Il y a des ateliers enfants, des ateliers de chant mais ce n'est pas ce qui m'intéressait.
Moi je voulais la visite guidée, tout simplement.

escalier

opera de tours



opéra de tours

opera de tours


Déjà parceque je n'ai jamais été plus loin que le hall d'entrée (photos ci dessus), mais surtout parceque ce jour-là seulement on nous fait découvrir les coulisses :

L'atelier couture/confection de costumes :

costume opera

tissu costume

dessin costume

opera de tours


L'atelier de création d'accessoires :

opera de tours

opera de tours

accessoire opera

Les ateliers de construction des décors :

atelier

atelier

atelier

Les loges d'artistes :

loge

loge opera

loge opera


Le tout saupoudré d'anecdotes tout à fait intéressantes qui nous plongent dans l'univers feutré de l'Opéra. Qui le démystifie aussi; quant on parle d'espace de stockage, d'ignifugation, de matériaux de récup pour concevoir les accessoires ...


Et puis la scène, magnifique :
scene opera

scene opera



scene opera


et ses dessous (😊) :

coulisse

croquis

L'Opéra de Tours est d'ailleurs le seul qui ai conservé ses sous-sols avec les systèmes de trappe-tampons.
Les autres s'en servent comme espace de stockage.


J'ai beaucoup apprécié la visite. D'autant plus que les employées avaient la parole pour expliquer leurs métiers (costumière, électricien, menuisier ...).
opérateur lumiere



L'an prochain, j'espère y retourner et avoir cette fois le temps d'assister à la retransmission vidéo dans la grande salle, de l'Opéra sélectionné pour l'occasion. Cette année c'était "Songe d'une nuit d'été".

En savoir plus : le site de l'Opéra

samedi 30 avril 2016

La plume blanche. [Resto-Tours]




Début de semaine, je suis retournée manger dans ce restaurant. C est plutôt rare que je retourne dans un même établissement, mais connaissant l'exigeance culinaire de la personne qui m'accompagnait, autant choisir une valeur sure. Du genre, "testé et approuvé".

Ici, c'est cuisine locale.
Produits de saison, et quelques plats traditionnels tourangeaux, dont la Beuchelle.


J'ai pris (à gauche) : gratinée de boudin noir (+fromage, pomme et pomme de terre), tarte au citron meringuée.
Sarah a choisi, du poisson dont j'ai oublié le nom, et un tiramisu au speculoos.

Le thème du restaurant, c'est l'école. Je n'en dit pas davantage, je vous laisse la surprise de la découverte. Juste, je trouve qu'ils auraient pu pousser la déco un peu plus dans ce sens.

C'est où ?
En plein centre : 16 rue du grand marché

http://laplumeblanche-tours.fr






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_ Ceux que j'aimerais tester

lundi 19 octobre 2015

La Cuisine du Monstre. [Resto-Tours]

C'est accompagnée de la blogueuse et amie Mademoiselle Maeve que j'ai découvert ce restaurant.

Il est situé non loin de la place du Monstre (ou Golem, c'est son autre petit nom).

C'est la raison pour laquelle ce restaurant a aussi son p'tit monstre. Que voici  :








A l'intérieur, ambiance épurée. Un peu trop peut-être, mais ce n'est que mon goût. Disons qu'avec une enseigne farfelue, je m'attendais à une déco un peu plus délurée :


Venons en à la carte.
Ce qui m'a plu, c'est qu'il y ai assez peu de plats.
8 entrées, 8 plats, 8 desserts, réparti sur deux menus, avec des produits récurrents dans chaque assiette, mais agrémentés de façon différente.
C'est souvent gage de qualité et de fraicheur, d'autant que tous les produits étaient de saison.
En discutant avec le gérant, on a apprit qu'effectivement, chaque aliment était sélectionné selon sa provenance et que tout est fait maison.
Bref, de l'authentique et du terroir comme j'aime.



Le plat que j'ai choisi :
Pavé de Cochon noir du Pays Basque (Kintoa), poêlés de champignons et pomme de terre :


 Cuisson parfaite, les pommes de terres étaient fondantes, la poêlée bien comme il faut.
Et le jus ... à tomber.
Simple, mais efficace.


 Celui de Maève :
  Truite de mer, risotto aux cèpes, jus de viande :




Je n'ai pas gouté, donc Maeve, si tu passes par là, tu peux laisser un commentaire pour donner tes impressions ;-)



Le budget : 
On a prit chacune seulement un plat, soit 15€.

Il est possible de commander un menu :
Plat + dessert                      20,50 €   
Entrée+plat                         22,50 €
Entrée+plat+dessert           28,00 €

Donc, tout à fait raisonnable.

Lorsque je vais au restaurant, il m'arrive parfois de prendre deux entrées. Elles sont ici à 7.50e, ce qui équivaudrait à 1 plat, en ayant deux assiettes ... deux fois plus de choses à gouter !
La prochaine fois, je ferais ça  ;-)


C'est où ?
51 place du grand marché, à Tours.
Leur site : http://www.lacuisinedumonstre.fr/







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Neige