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dimanche 7 avril 2019

Atelier Lebeau [Resto-Tours]


Je crois que j'ai pris mon rythme. En ce moment je teste un restaurant toutes les deux semaines. Ca me laisse suffisamment de temps pour en choisir un et que l'envie monte, deviennent irrépressible, et qu'arrivé le jour J, je ne pense plus qu'à ça.
Bon. Dit ainsi, c'est un peu flippant non ?

Donc, pour ce samedi, mon choix s'est arreté sur L'Atelier Lebeau, ouvert il y a quelques mois à peine.
Le cadre m'intimidait un peu; de l'extérieur ça fait très chic. J'ai l'habitude de manger seule mais là, je ne sais pas, j'ai hésité quelques minutes. Et puis allez ...


Entrée :

atelier lebeau tours
Rillettes de Haddock fumé, Jaune d'Oeuf à 64° aux baies de Chiloé Coulis de Cresson de Touraine et Métisse

J'avais choisi cette entrée pour l'oeuf.
Lequel était ... caché.
Ce sont les petits dômes jaune foncé, là au bord de l'assiette, sous les tartines grillées. Je n'ai clairement pas senti le goût de l'oeuf, j'étais très décue. Pâteux, trop "beurré" ? Ça accrochait le palais et au final c'était assez fade.
Je n'ai pas aimé, ou alors je n'ai pas compris le concept, peut-être parceque je suis adepte du jaune très très coulant.
Pour le reste, le jus de cresson était bon et bien lissé, la saveur de mélisse assez discret.
Rillettes légère, davantage une texture mousse, au goût de haddock présent mais pas écoeurant, tout en délicatesse.
La fleur était bonne, aussi.
Et la présentation, superbe, il faut le dire.


Plat : 

plat gastronomique
Pièce de Veau du Limousin cuit basse température, en Croûte d'Épices Jus Corsé de Cuisson, Pommes Grenailles et Champignons du Moment


J'avoue, tellement c'était bon, j'ai rogné l'os, qui n'était là certes qu'à titre de présentation (et de preuve. Cuisson sur l'os)... pas avec les mains et les dents, je vois rassure, mais en maniant j'espère habillement couteau et fourchette.
Cuisson rosée, basse température, gras bien juteux.
J'étais toutefois surprise car je m'attendais à une croute croustillante et épaisse, elle était fine, discrète sous la dent mais goûteuse.
Le jus, corsé et sucré, j'en ai raffolé, évidement j'ai essuyé avec du pain.
La purée, du panais je crois, plutôt classique.
Pommes de terre grenailles mais gros coup de cœur pour les champignons, fondants au possible, parfaitement imbibés du jus de cuisson tout en gardant leurs typicités forestières.

Pas de dessert, pour le même prix j'ai préféré prendre un verre de vin. Ils sont cavistes alors autant en profiter.
Comme je n'y connais rien, j'ai demandé à ce qu'on me serve ce qui allait le mieux avec le veau. J'ai apprécié qu'on ne m'ai pas servi le plus cher, surtout que ce vin était fruité mais néanmoins pas sans force.
( Côtes du Roussillon A.O.P 2014 -    « Authentique »  Domaine Lafage)

Jolie salle, mais celle à gauche, bien visible de l'extérieur, avec ses fauteuils gris tout cosy, fait vraiment très chic.


Il s'agissait de la formule week-end, 31,50e entrée plat, 38,50e avec le dessert.

Même si je n'ai pas été complètement enchantée par les assiettes, c'était très bon. Disons qu'il y avait un écart (de compréhension ?) entre les intitulés, ce que cela me laissait deviner du plat et le résultat.

Je reviendrai, parceque je suis curieuse de voir ce que ca donne sur les autres recettes, mais aussi parceque l'accueil fût chaleureux et agréable.

Atelier Lebeau, 1 bis place Gaston Paillhou (place des halles)


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samedi 16 mars 2019

La Maison des Halles [Resto-Tours]

Ce restaurant, c'est un peu une institution sur le place des Halles.

J'y suis allée il y a 6 ou 7 ans, j'en avais gardé le souvenir d'une carte innovante, d'une cuisine raffinée, de produits de qualité en provenance du marché se situant à deux pas. Ambiance bistro, mais dans un environnement très bruyant. Un samedi soir, beaucoup de monde, peu d'espace entre les tables.


Cette fois-ci j'y suis allée un samedi midi, à l'ouverture. J'en étais au dessert lorsque le restaurant afficha complet et que le bruit des multiples conversations alentour commençait à m'étourdir.

Sur la carte, je retrouve des plats qui me semble-t-il étaient déjà présent il y 6 ans.
Pas de menu proposé, le budget va s'en ressentir.

menu la maison des halles

menu la maison des halles tours



J'ai omis de le prendre en photo mais pour faire patienter avant l'entrée, un petit pot de rillettes (elles m'ont parues grasses. Elles devaient être du Mans et non de Tours) et des tartinettes grillées.
J'ai pris mon temps et on a voulu m'enlever le ptit pot à moitié entamé en m'apportant l'entrée. J'ai véhément protesté. #gourmande


carpaccio saint jacques
Carpaccio de St Jacques, au gin Hendricks et Combava, feuilleté au beurre d'algues, fraicheur citron.



Je ne m'attendais pas à ce que le carpaccio forme comme une plaque d'un seul tenant, un peu tassé mais au final c'était pas mal.
Surtout l'alliance avec les grains frais et acidulé de combava, c'était parfait.
Agréable aussi le granité citron vert /gin servi à côté. Le feuilleté au beurre d'algues avec un épais morceau de Saint Jacques... j'aurais bien voulu qu'il y en ai un second sur l'assiette !
Juste un reproche : le poisson était trop froid, comme tout juste sorti du frigo.


boeuf wagyu
Paleron de boeuf Wagyu 72h, flambé au whisky Nikka, tombée d'oignons, mousseux de pomme de terre fumé, ket'cèpes.


Je n'ai pas tellement réfléchi en choisissant le plat. J'ai lu Boeuf Wagyu, j'ai sauté sur l'occasion. Un  peu surprise qu'on ne me demande pas la cuisson (saignant !!), c'est en voyant arriver le plat que je me suis rendue compte de mon étourderie. Du paleron, et oui, pas du filet ou du rumsteak.
Soit. Il n'empêche. C'était excellent. Un peu éffiloché comme dans un bourguignon, mais la viande était confite par la cuisson lente, tendre et fondante mais surtout croustillante sur le dessus, une vrai réussite.

La "purée", aérée. Une texture de mousse au chocolat, vraiment surprenant, et un bon ptit goût de beurre.

J'ai moins apprécié les gouttes de crème de cèpes, froides et acidulés.

Le tout accompagné d'un verre de vin rouge conseillé par le sommelier, honte à moi j'ai oublié le nom (il n'était pas présent sur l'ardoise de présentation des vins), mais pas le prix. 7,50e le verre, ai-je découvert sur l'addition. C'est de ma faute, j'aurai dû demander avant d'accepter après la dégustation. N'empêche, et heureusement, il était bon.

J'hésitais à prendre un dessert. Je n'avais plus très faim, et je suis plutôt bec salé. Mais je ne viens pas souvent, autant profiter du menu jusqu'au bout.


Mandarine.
Le titre épuré ne laissait rien deviner du résultat dans l'assiette mais comme j'aime la saveur fraiche et acidulée de ce petit fruit, allons-y.

La mandarine
La Mandarine



Ca ressemble à une mandarine.
Des quartiers d'agrumes sur les côtés ?
En réalité, une multitude de textures pour ce dessert en trompe l'oeil.
Coque de chocolat blanc colorée.
Crème assez dense (vanille ?).
Compotée de mandarine (un peu trop sucrée).
Dans les peaux givrées en forme de quartier, un sorbet acidulé et très frais, très savoureux.
Des petites miettes oranges biscuitées tout autour.





Un joli visuel, surprenant, mais un résultat un peu écoeurant.
J'aurai dû finir par une deuxième entrée.

Une addition finale à 62euros, c'est le double de ce que je dépense habituellement au restaurant. Est-ce que ca vaut le coût ?
La qualité est là, cuisson parfaite, belles alliances de saveurs, juste un bémol (tout personnel) sur le dessert.
Une présentation efficace mais peut-être qu'une pointe de raffinement supplémentaire pour ravir les yeux permettrait de faire oublier les prix un peu élevés.


La Maison des Halles,
19 place des Halles,
fermé le dimanche et lundi.
http://www.maisondeshalles.com/




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mardi 22 janvier 2019

Bibovino [Resto-Tours]


Cet été j’étais passée devant ce nouveau restaurant, hésitante à en franchir le seuil. L’intérieur était sombre, la devanture pas tellement avenante et pourtant la carte et le concept m’attiraient. Bref, je ne suis pas entrée.
Et puis, il y a quelques jours, avec Audrey du blog Olive, Banane et Pastèque, nous avons été conviées à découvrir leur établissement. J’étais ravie !

J’ai été agréablement surprise dès l’arrivée : un coup de jeune sur la façade, une présentation de la vitrine bien plus attractive, et surtout une mise en avant des vins. Sous ce format si particulier, en Bag In Box cubiques ou cylindriques.
Car c’est cela, le concept. Des vins, de qualité, dans un contenant atypique. Mais j’y reviendrais plus tard.





L’intérieur a eu droit également à un relooking. Pierres apparentes, ton ocre et bordeaux, une lumière chaleureuse. Cinq tables seulement mais il y a une autre salle au sous sol, ambiance cave cosy avec canapés et tables basses.

On peut déguster des tartines,
Des planches apéritives,



des salades ; et quelques desserts.




Le tout confectionné simplement mais avec des produits frais et locaux. A titre d’exemple, le pain vient de chez Meunier, les rillons et la rillette est confectionnée par la charcuterie « Aux trois petits cochon ». Bref, des références culinaires de Tours


Et du vin, donc.
Un large choix sur la carte, une offre diversifiée :


Et surtout, on bénéficie du conseil de Nadège et Nicolas.
Ils posent quelques questions, cernent nos gouts pour proposer une dégustation de quelques vins pour nous permettre de choisir celui qui convient le mieux à notre palais.
J’ai gouté :


- B418 vignes préphylloxériques (Corbière)
- Les terrasses d’Hortense (Costière de Nimes)
- Château Magence, (Cabernet franc)

La gamme de prix va de 4 à 8 euros le verre, 12 euros pour les plus prestigieux.

Donc, il s’agit d’un caviste, qui propose de bons vins autour de plats conviviaux. Mais pas seulement ! Vous avez remarqué le format du vin mis en avant.


On appelle ca vulgairement des cubis, et l’image qu’on en a est plutôt négative : du vin de supermarché, le rosé qui accompagne le barbecue l’été, un conditionnement peu valorisant comparé à la bouteille en verre.






C’est là que j’ai été étonnée d’apprendre que les vins proposés par la marque BiboVino étaient tous sélectionnés avec soin par un grand nom de l’œnologie, Bruno Quénioux, auprès de producteur respectueux de l’environnement et de la tradition, des vins naturels voire bios.


Des vins haut de gammes dont la conservation est maximisée par le contenant, sans altération de leurs qualités. Ces bag in box nouvelle génération permettent une conservation de 4 semaines pour le blanc, 8 semaines pour le rouge, sans transfert de plastique comme c’était le cas il y a quelques années.

Je consomme peu de vin et les quelques fois où je m’achète du fromage, j’aimerai ouvrir une bonne bouteille. Mais ca veut dire ensuite que je dois soit me forcer à la finir dans la semaine, soit ça tourne au vinaigre. Ou acheter les bouteilles de petits formats, mais le choix est restreint et souvent de qualité moyenne … Ces contenants pourraient être une solution. Un bag in box, a raison de 2 verres par semaine, ca ferait pile 8 semaines.


Vous trouverez d’autres enseignes Bibovino en France, mais celle de Tours est la seule à proposer de la restauration pour vous permettre de déguster votre vin. Ils proposent également des ateliers d’œnologie, le prochain a lieu le 21 février à 19h30 :


Une belle table à découvrir, en plein cœur du vieux Tours. Vous l’aurez compris,  le concept m’a intriguée, je suis pas loin d’être convaincue. Je reviendrais.


Bibovino
84 rue du commerce, Tours.

Leur insta : bibovino_tours
leur site

dimanche 22 octobre 2017

L'art contemporain allemand à Tours : K.Rinke au CCCOD

J'ai récidivé !  La dernière fois que j'évoquais le CCCOD, c'était à l'occasion de l'inauguration.
Cette fois-ci, il s'agit de la nouvelle exposition autour de Klaus Rinke et de ses contemporains qui ont marqué la scène artistique de Düsseldorf des années 50 à nos jours.

J'ai eu la chance d'être conviée avec Bérengère  à un déjeuner de presse, avec présentation de l'exposition par l'artiste lui-même. C'est réellement un atout que de bénéficier de l'éclairage contextuel sur les œuvres ; savoir comment, quand, pourquoi avec quelles sensibilités, quels matériaux elles ont été créées.





L'Instrumentarium de Klaus Rinke se situe dans la nef ; ce grand espace d'exposition ouverte sur l'extérieur. Il s'agit d'un ré-agencement de sa performance de 1985 au centre Georges Pompidou.
Cette « œuvre d'eau », comme il la nomme, est constituée de 4 jarres de 2000 litres remplies d'eau fluviales, du Danube à la Loire, qui circule d'un contenant à un autre par le biais d'imposants tuyaux.
Quatre jarres, quatre points cardinaux où s'orchestre le brassage des cultures et des identités européennes.



« L'eau comme élément sculptural ». L'eau est un thème récurrent chez Rinke.
Car l'eau fut manquante en temps de guerre,
l'eau fut stagnante dans les trous des bombes, recréant un micro-système, devenant terrain de jeu pour la bande de gamins où Rinke évoluait.
L'eau polluée des années 60, enjeu écologique et industriel, l'eau qui façonne géologiquement, économiquement et politiquement l'Europe.
L'eau comme symbole de gravitation, de distanciation spaciale et d'écoulement du temps.




La temporalité est également omniprésente; telle cette horloge mécanique qu'il arbore autour du cou et dans ses œuvres.
Celle qui surplombe l'Instrumentarium a sa petite histoire, émouvante. Lorsque la gare de Düsseldorf s'est modernisée, avec abaissement du plafond, il fut question de détruire cette horloge. Rinke_ issus d'une famille de cheminot_ s'est battu pour avoir l'autorisation de la récupérer.


La seconde partie de l'exposition, « Düsseldorf mon amour » est un parcours subjectif et non chronologique au travers de la production artistique allemande.
Les œuvres sont issues de la collection personnelle de Rinke et de prêts du Musée National d'art moderne et de la Kunstadacademie de Düsseldorf, dont il fut professeur durant une trentaine d'années.

Sur les murs, des textes retracent la vie des artistes exposés (Joseph Beuys, Daniel Buren, Tony Cragg, Robert Filliou, Jörg Immendorff, Konrad Klapheck, Harald Klingelhöller, Imi Knoebel, Reinhard Mucha, Nam June Paik, Sigmar Polke, Reiner Ruthenbeck, Gerry Schum), ainsi que des anecdotes édifiantes, relatée par Rinke.


 





Que l'on soit ou non sensible à ce type d'art, ces œuvres ainsi exposé n'en sont pas moins le témoignage d'une époque et d'un état d'esprit collectif qui a influencé toute une génération.

Peinture, sculpture, vidéo, sons, jeux de lumière et de textures ... l'art présenté ici est varié, global, sensoriel et pour le moins conceptuel.
Je trouve que l'art contemporain a besoin d'éclairage, d'explications, d'anecdotes pour être compris et apprécié. Ce n'est pas un art de l'émotion, c'est une approche de la raison. 





J'ai beaucoup apprécié cette exposition mais si je devrais formuler une critique, ce serait (la même que dans mon dernirr article sur le CCCOD) le manque d'explications contextuels et conceptuels sur chacunes des œuvres. Oui, j'aurai voulu que toutes, sans exception, soient davantage étayées qu'un simple titre et nom de l'artiste.





-        En savoir plus sur Klaus Rinke
-        Le CCCOD , c’est place Anatole France, jardin       François 1er.  Tarif : 6e ou 3e.
-        Expo jusqu'au 1er avril 2018

lundi 19 octobre 2015

La Cuisine du Monstre. [Resto-Tours]

C'est accompagnée de la blogueuse et amie Mademoiselle Maeve que j'ai découvert ce restaurant.

Il est situé non loin de la place du Monstre (ou Golem, c'est son autre petit nom).

C'est la raison pour laquelle ce restaurant a aussi son p'tit monstre. Que voici  :








A l'intérieur, ambiance épurée. Un peu trop peut-être, mais ce n'est que mon goût. Disons qu'avec une enseigne farfelue, je m'attendais à une déco un peu plus délurée :


Venons en à la carte.
Ce qui m'a plu, c'est qu'il y ai assez peu de plats.
8 entrées, 8 plats, 8 desserts, réparti sur deux menus, avec des produits récurrents dans chaque assiette, mais agrémentés de façon différente.
C'est souvent gage de qualité et de fraicheur, d'autant que tous les produits étaient de saison.
En discutant avec le gérant, on a apprit qu'effectivement, chaque aliment était sélectionné selon sa provenance et que tout est fait maison.
Bref, de l'authentique et du terroir comme j'aime.



Le plat que j'ai choisi :
Pavé de Cochon noir du Pays Basque (Kintoa), poêlés de champignons et pomme de terre :


 Cuisson parfaite, les pommes de terres étaient fondantes, la poêlée bien comme il faut.
Et le jus ... à tomber.
Simple, mais efficace.


 Celui de Maève :
  Truite de mer, risotto aux cèpes, jus de viande :




Je n'ai pas gouté, donc Maeve, si tu passes par là, tu peux laisser un commentaire pour donner tes impressions ;-)



Le budget : 
On a prit chacune seulement un plat, soit 15€.

Il est possible de commander un menu :
Plat + dessert                      20,50 €   
Entrée+plat                         22,50 €
Entrée+plat+dessert           28,00 €

Donc, tout à fait raisonnable.

Lorsque je vais au restaurant, il m'arrive parfois de prendre deux entrées. Elles sont ici à 7.50e, ce qui équivaudrait à 1 plat, en ayant deux assiettes ... deux fois plus de choses à gouter !
La prochaine fois, je ferais ça  ;-)


C'est où ?
51 place du grand marché, à Tours.
Leur site : http://www.lacuisinedumonstre.fr/







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