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mercredi 10 janvier 2018

La gastronomie Chilienne

J'ai eu l’impression que la gastronomie Chilienne était moins diversifiée qu'en Argentine, du moins sur la partie sucrée.

Ceci dit, c'est tellement moins grand en superficie ...

En tout cas, il n'y a pas matière à en faire 3 articles comme cela sera le cas pour l'Argentine.

J'ai essayé tout ce que j'ai pu; resto, take away ...

En couleur, ce que j'ai goûté.

Salé :
Completo : comme un hot dog. Sauf qu'on ajoute des tomates fraiches, de la mayo et de l'avocat. Un peu fade.



Ceviche : je pensais que c'était exclusivement péruvien, mais non ! il s'agit d’un mélange de poisson cru mariné dans su jus de citron. Parfois agrémenté de fruits de mer et de légumes (maïs, patate douce…)


Produits de la mer : La moitié de leur frontière étant maritime, on trouve des spécialités de la mer sur toutes les cartes. Mariné, en parillada (grillade), le poisson phare est le congre. Viennent ensuite le thon et le bar.

Pastel del choclo : un gratin constituée d'une épaisse purée de maïs, agrémenté de viande (bœuf ou poulet) et légumes  (oignons, olives) et parfois d'un œuf.


Variante : pastel des papàs. Avec purée de pomme de terre donc.



Cazuela : un bouillon de poulet ou de poisson, avec des légumes  (en général maïs  potiron et pomme de terre).
Comme je ne suis pas spécialement fan du pot au feu, j'ai gouté un peu a reculons. Parceque je me fais un devoir de tout essayer.
J'ai été surprise de tant aimer ! Le bouillon est juste exquis !!


Empanadas : à la différence de ceux qu'on trouve en Argentine, ici ils sont 3 fois plus gros, et croustillants car passé en friture.
Le plus typique est le piño : bœuf, oignons, olive, œuf et raisins secs.
the best ever eaten : à Pucòn


En sucré :
Manjar : un peu comme le dulce de leche, mais plus épais et avec de la vanille et fe la cannelle

Boisson :
Moto con huesillo : la boisson-en cas nationale !
Sur les gobelets il y a le mot Copihue et le dessin de cette fleur mais à priori elle n'entre pas dans la composition de ce breuvage ? Etrange.

Il s'agit donc de blé cuit, recouvert de jus de péche et d'une pêche (méthode traditionnelle : séchée et ayant macerée toute une nuit. Je doute que la tradition soit respectée dans les stand de vente ambulent qui jalonne la ville)

Pisco : je pensais que c'était Péruvien … mais les Chilien en revendiquent la paternité !
Un alcool fort 40°, à base de raisins. Souvent consommé en cocktail, le pisco sour : sucre glace, citron, blanc d'œuf battu, glace pilée.



Terremotto : littéralement, tremblement de terre. Un cocktail à la réputation sulfureuse.
Du vin blanc fermenté (idéalement un pipeño ou du fernet, mais un riesling fera l'affaire) et une boule de glace à l'ananas.
Certains ajoutent du pisco ou de la bière.
Celui que j'ai gouté avait du sirop de grenadine, dommage ca couvrait le goût



Le vin : le Chili est un des plus grand producteur et consommateur de vin. La plupart étant issus de cépages français  (tout de même).




Voila !
Il y a ensuite des spécialités qui sont spécifiques aux Iles Chiloés, mais comme je n'en ai jamais croisé dans les restaurants je préfère ne pas en parler dans cet article.



dimanche 7 janvier 2018

Le nord du Chili : désert d'Atacama




Jeudi 28 décembre

Après une nuit peu réparatrice dans le bus, j'arrive à Copiapò à 7h.
C'est la capitale de la région d'Atacama. Il ne s'agit pas (mais alors pas du tout) d'une ville touristique, mais certains partent d'ici pour aller voir la Bahia Ingles (une jolie plage à une heure d'ici), ou le parc national Nevado Tres Cruces, situé à 200km.
J’arrive à l'hôtel après 20 minutes de marche dans des rues un peu tristounes :




Par contre l'Hostal Cactus est top !
On m'a installée dans une chambre vide le temps que la mienne soit prête à midi (d'habitude je pose mes affaires dans la consigne de l'auberge et soit je me balade, soit je reste dans les parties communes).




Du coup j'ai fait une petite sieste jusqu'à 10h puis je suis partie en vadrouille.
Le centre ville est animé, pas foncièrement déplaisant.

 Beaucoup de magasins qui vendent de tout et de rien. Beaucoup d’enseignes de sandwitch et de confiseries. Et pas un seul touristes ou backpakeurs en vue ; exceptée moi.😆

Ensuite, sur la carte je repère un mémorial qui parait imposant. J'y vais. Rhaa c'est loin en fait…
Il s'agissait finallement d'une base militaire !
Je rentre, par un autre chemin. J'aurai aimé retrouver le centre ville, j'avais envie de goûter un de leur completo, mais pas moyen de retomber dessus !
Petites courses au supermarché du coin.
Il est 13h, je me fais une salade courgette et thon.

Après-midi tranquille à discuter avec mon chéri,
Lire, écrire.


Vendredi 29 décembre

Whaa une nuit de 8h, c'est rare !

Je profite du cadre super plaisant et … du wifi très performant pour rédiger et programmer 3 articles pour le blog, faire les gros comptes du mois, me reposer.

Mon bus est à 21h. Je m'y rends un peu en avance pour faire imprimer mon billet. Première fois que je suis la seule occidentale avec gros sac à dos à un terminal de bus !

Bilan : touristiquement rien de notable, pour autant je ne regrette pas d'avoir fait ce décrochage par Copiapò. une ville vivante malgré son coté « bout du monde ».



Samedi 30 decembre
J'arrive à 8h30 (1h de retard), je vais attendre encore plus de 2h pour prendre le bus jusqu’à San Pedro.
J'arrive à l'auberge à 12h30. C'est assez plaisant. Sol de Atacama.
Par contre le gérant est rarement là, ce qui crée des soucis lors des check-in.
Et il n'y a pas d'espace commun intérieur dans l'hiver ca doit être galère.

Je me badigeonne de crème solaire, quelle chaleur !
Et je pars me balader. La grande rue principale est bondée de monde. Calle Caracoles, des resto, des agences et quelques superettes aux prix exorbitants. Quelques vendeurs de primeurs, c'est là qu'il vaut mieux faire ses courses.




Je fais quelques repérage de prix et je m'arrête dans l'agence Towanda Root, au tout début de l'avenue.

Pause goûter pour préparer mes expéditions 

Je reviendrai le lendemain matin acheter :
Pack 3 tours à 95 000 pesos, auquel j'ajoute le Geyser de Taito,  que pourtant l'agence ne m'a pas conseillée, de façon très honnête, car en cette saison les geysers sont petits, pas impressionnants comme sur les photos.
Mais je le fais quand même car je ne compte pas revenir de sitôt donc pas envie de regretter.

Total prix : 115 000p soit 155e.
Comprend :
- Vallée de la lune (1/2 journée)
- Piedras Roja et dune altaplanica ( journée, petit dej et déjeuner compris)
- Salar de Tara (journée, petit dej et déjeuner compris)
- Geyser de Taito (1/2 journée)

Auquel il faut ajouter les droits d'entrée, environ 30e.

Ouaip, c'est un gros budget, mais ce que j'avais prévu pour le sud lipez et le salar uyuni en Bolivie que finalement je ne fais pas.

Je fais quelques courses de légumes et je rentre à l'auberge. Lecture dans le hamac, repas de crudités, discussion avec une californienne, un japonais et un australien
Dodo à 22h.

Dimanche 31 décembre.
Oh tiens, on est le dernier jour de l'année. J'ai un peu de mal à réaliser.

Je sors à 10h pour booker mes tours. Je me balade, dans les rues transversales à Caracoles. La place principale tranche avec l'ocre environnant, très verdoyant (et free wifi).



Juste à côté, l'église.



Je retourne aux petites baraques à food qui bordent le parking (derrière le commissariat).

Des bicoques mais avec des prix abordables (2e le sandwitch) (dans Caracoles, une boule de glace c’est 3e !).

Pour dans la semaine, j'ai aussi vu un resto à 8e entrée- plat- dessert. Pour ce prix là, à peine un plat dans le centre. Il me reste 50e monnaie chilienne pour finir la semaine, ca devrait le faire.


Je mange mon completo. C'est assez fade, mais je me faisais un devoir d'y goûter, pour alimenter mon article sur la gastronomie chilienne.
Je rentre. Lecture, écriture. Je réserve 3 nuits supplémentaires à l'auberge.

A 16h, je monte dans le mini van de Tour avec Mélanie, une autrichienne qui vient d'arriver à l'auberge, pour visiter la Vallée de la Luna.
Le guide est sympathique mais un peu de mal à comprendre son anglais.
Le premier arrêt pour observer un ensemble de pierres, censé représenter une prieuse et deux femmes (sans la tête) avec un bébe dans les bras.


Avec beaucoup, beaucoup d'imagination ? Bon. Ok.

Ensuite, « ascension » de diverses dunes pour accéder à la fameuse vallée de la lune. C'est la partie que j'ai préféré, car on était vraiment au cœur du désert, avec des paysages différents à chaque tournant.



 
ca descend raide !


La caverne de sel, intéressant, pas mal de grimpette aussi. Impressionnant ce mélange de sel et de roche.



Enfin, on se rend au dessus du canyon du coyote pour admirer le coucher de soleil (et le lever de la pleine lune). Superbe.


De retour à l'auberge et apres une douche bien ch…. fraiche, on se met à table pour la pizza party organisée par le gérant.
Dans ce magnifique four :

Où les pizzas peineront à cuire,
La moitié renversé par le gérant déjà bourré.
Mais c'était tout de même une bonne soirée :

Dodo à 5h.


Lundi 1er janvier 2018.
Rien.
Repos à l'auberge. Lecture, quelques courses de légumes en ville, écriture, papotage, sieste.


Mardi 2 janvier
7h30, mini van pour visiter Piedras Rojas et les lagunas Altiplanicas.

Piedras Rojas et agua caliente, très joli cette étendue de pierres rouges et plates :





Puis diverses lagunes :





Et le clou du spectacle, le parc des flamingos :



Pendant le tour, je discute un peu avec une australienne et une française.
Les repas ont eu lieu au village de Socaire, dans un restaurant :
petite soupe de légumes

aji del pollo, sauce huancaina



En fin de parcours, dernier arrêt dans le village de


Artisanat local et glace originale :
glace au Chenar. Une noix locale


C'était une bonne journée mais j'ai préféré l’expédition de la veille

Mercredi 3 janvier
Au programme du jour : Salar de Tara.
Pour commencer, un petit déjeuner en extérieur. Avec carrément des œufs brouillés au bacon, super bon. Un petit grill au fond du van, du coup on a aussi eu du pain grillé !

Premier arrêt a un mirador, pour admirer le salar de Puljar.



Puis on fait une halte au cœur du désert, devant une imposante pierre , la Monjes de la pacana.




On recoltera quelques obsidiennes, cette pierre volcanique aux nombreuses vertues.
On continue en bus, jusqu’à surplomber me salar de Tara. On est chanceux, il n'y a pas de vent sinon on aurait pas pu profiter de l'effet miroir saisissant.


 On ne se rend pas bien compte sur la photo, mais c'est vraiment magnifique le reflet des nuages sur la surface de l'eau qui recouvre la couche de sel.

Quelques mètres de marche et nous voila au pied du salar. Le contraste et la varieté des couleurs est vraiment stupéfiant.



Quelques flamants roses pour agréementer le tout.
Ce tour était frustrant car beaucoup de bus et peu de liberté dans les visites, mais le spectacle final vaut le coup.
Le déjeuner copieux, pris devant ce paysage :



Ca me fait rentrer à 16h,  petite lessive, écriture, papotage avec les 2 françaises de l'auberge.
Coucher à 22h.

Jeudi 4 janvier
Lever à 4h, le bus passe à 4h45.
Direction Geyser de Taito pour une demi journée. Deux heures de route, le temps de me rendormir.
Sur place … choc thermique, nous avons - 7°.
Débardeur, sous pull de ski, gilet, pull polaire, veste polaire. 2 bandeaux cache cou et oreilles. Un jean’s. Ce ne sera pas de trop et j'aurai dû ajouter un legging sous le pantalon.

Donc, il fait très froid.
Le lever de soleil est quasi terminé, les fumeroles de vapeurs montent haut.



Les gisements d'eau restent de petite envergure, je m'attendais à davantage. Les geysers sont assez différents les uns des autres.
Bon.



Petit déjeuner au bord du van, jambon fromage salami, et confiture/dulce de leche.

45 minutes de libre pour aller se baigner dans l'eau issue des geysers.



 J'aurai aimé vous dire que j'y suis allée, que j'ai bravé le froid, que … mais non. Pas eu ce courage !
Donc je me suis baladée aux alentours.

On reprend la route, et à nouveau 30 minutes de marche libre, en discutant avec Enrique, un mexicain qui parle français et vit à Munich.


Puis, 2h de route, avec un arrêt au village Machuca. Jolie église.



Et en arrivant sur la route, j'ai vu ce micro cimetière. Où personne ne va.


Pourtant très diffèrent des nôtres. Je n'ai pas pu rentrer mais je me suis rattrapée quelques heures plus tard en visitant le cimetière de San Pedro :


Puis je me suis rendue au terminal de bus pour imprimer mon ticket et demander si le repas, au moins celui du midi était compris. MAIS bureau fermé pour souci technique. Bon. Au pire j’ai des biscuits et des crackers.

19h00, resto ! El barros.
Celui que j'avais repéré à 8e entrée/plat / dessert, alors que dans la rue principale, pour ce prix là, tu n'es pas sûr d'avoir ne serait-ce qu’un plat.
Du coup je me suis permise un cocktail chilien que je n'avais pas encore goûté, le fameux terramotto.

Tout était  très bon. Mais le pastel del papàs, pfiouuu d’un consistant !  J'ai peiné à terminer !



Mélanie, que j'avais rencontré à Santiago et avec qui le courant est bien passé, m'a rejointe et on a déambulé dans les rues pendant une heure en papotant.

Dodo à 21h45.


Bilan : même si c'était une semaine onéreuse, ca valait le coup car le dépaysement etait total, j'ai admiré tellement de paysages magnifiques et d'ambiances différentes !





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