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mercredi 17 janvier 2018

Nord de l'Argentine 4 : Cordoba

Samedi 13 janvier
Arrivée à Cordoba vers 9h, je me pose un peu à l'auberge ( Turning Point) avant de sortir faire quelques courses de fruits et légumes. Je vais jusqu'à la place centrale et je reviens pour le check- in à midi.



Jamais eu autant de lits dans un si petit espace, d’où l'incroyable bordel qui y règne, mais heureusement il y a pas mal d'espaces communs :



Je me fais à manger (pomme de terre courgette poivron), repos écriture et sieste.
À 17h je vais au walking free tour, axé sur le quartier étudient au nord de la ville.

Monument du bicentenaire de la libération :


Monument … un phare dont la municipalité n'a jamais pu expliquer la signification et qui est resté inachevé :


L'église aux couleurs pastels, dite Padres Capuchinos :



Le paseo del buen pastor (une ancienne prison pour femmes, désormais centre culturel, où se déroule toutes les heures un spectacle son et lumière sur jets d'eau :


Et pour finir, la galeria de Guëmes, bars,  resto et boutiques branchées :


Lorsque je rentre il est déjà 20h30, j'ai super faim ! Riz, tomate courgette.

Dodo à 22h.


Dimanche 14 janvier.
Je me lève à 9h, j'avais besoin de rattraper du sommeil je crois !
Petit déj, avec de la pastèque, un gros pancake maison et…… du vrai pain ! vrai de vrai, pas ces espèces de trucs ronds et plats pas assez cuits !


Je prends mon temps.  Une heure dans la salle de bain (je me suis permise car il y en a beaucoup), je me suis notamment occupée de mes jambes : antiseptique et baume du tigre, car dévorée par les moustiques. Un vingtaine de piqures.
Je n'ai pas mis de cortisone ni pris d'antihistaminique car ça ne m’a pas fait d'œdème trop important et je ne voudrais pas m'immuniser en l'utilisant trop souvent. Je les garde pour l’Asie où les moustiques sont réputés encore plus virulents.
Le frottement du jean's m'a irrité toute le journée de la veille donc je met un pantalon en toile qui se referme au niveau des chevilles, celui que j'avais prévu pour l'Asie.

Je fais ma lessive; prépare des articles pour le blog, fais mes comptes.

J'avais prévu de ne pas sortir mais vu le temps (enfin du ciel bleu et du soleil ! depuis mon arrivée dans le nord c'est la première vrai belle journée ), je vais au parc Sarmiento pour lire.

Ai craqué  pour 4 empanadas de la petite échoppe à pizza ( logique) juste à côté de l'auberge.
Oriental, oignon fromage, légume (blette) et créole.

Reste de l’après midi à lire, booker 3 nuit à Bangkok.



Lundi 15 janvier
Walking free tour à 11h, le centre historique cette fois.


Manzana Jésuite :




Le patio du gobierto :


Dans le groupe, 2 français et 2 canadiens, on convient de se retrouver vers 18h pour prendre un verre au quartier Guëmes.

Je me bois un ptit licuado avant de rentrer

et achète une grosse tourte blette fromage maïs  à 3e (comme un empanada géant) que je découpe en 4 pour compléter mes repas à venir.


Après-midi à peaufiner mon itinéraire pour Bangkok, les grandes lignes quoi. J'ai réservé les 3 premieres nuits dans un hôtel (un vrai ! avec une chambre pour moi toute seule ! Pas de ptit déj, mais 8e la chambre en plein centre.)
Je réserverai dans une auberge pour les jours suivants.

Les personnes de ce matin me disent que finalement ils sortent à 20h. J'ai pas envie de rentrer de nuit, donc je décline l'invitation.

Repas (salade crudité, thon et une part de tourte), écriture, dodo.



Mardi 16 janvier.
Je prépare mon sac en l'optimisant pour l'avion (notamment : les liquides ensemble et facilement accessible pour le passage en douane), me déleste de ce que je ne peux pas emmener (un pull polaire qui sera trop chaud, une crème solaire dont le contenant dépasse les 100ml, ce qui me reste de feuilles de coca)

Check out à midi mais je reste à l'auberge jusqu'à 18h où je me rend au terminal.




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lundi 15 janvier 2018

Nord de l'Argentine 2 : Cafayate

Mardi 9 janvier 




Les paysages vus du bus 2 h avant d'arriver sont plaisants :



La terre est rouge, végétation semi-aride et de grande étendue de vignes.
Cafayate produit du vin, de nombreuses bodega se partagent le territoire en altitude.
Il y a un vin qui n'est produit qu'ici :
"le torrontès, cépage greffé entre le criolla blanc et le muscat d’Alexandrie".


Je m'installe à l'auberge, " La casa Arbol",
qui est tout à fait charmante :


13e, plus cher que ce que les rabatteurs proposaient au terminal (6e) mais très certainement plus calme. J'avoue que je suis contente de passer un peu de temps dans un endroit qui ne diffuse pas la radio quasi non-stop.

Je réserve une excursion pour le lendemain pour la quabrada, 450pesos. C'est 200 de moins que depuis Salta.
Je pars me balader en ville, typique du nord, pas énormément touristique. Certaines rues ne sont pas bitumées, les bâtiments sont bas (rarement à étage).

Comme d'habitude, la place centrale ; l'église et la mairie au centre.


Il est 16h, je n'ai pas déjeuné et ce petit menu à 140 pesos (7e), entrée plat désert et que des spécialités que je n'ai pas gouté … allez !


Le ciel se couvre et c'est sous quelques gouttes de pluie que je rentre me réfugier à l'auberge.
Soirée lecture.

Mercredi 10 janvier
Matinée à me balader en ville, à m'y perdre aussi, en m'éloignant du centre…

Je me rend au terminal car sur le site internet je ne trouvais pas de bus direct pour Cordoba, ca me refaisait passer par Salta !

Effectivement, pas de bus direct, mais une correspondance par San Miguel de Tucuman et ma foi... je décide de ne reserver le second bus que pour le lendemain, ca me laissera une journée et demi pour visiter Tucuman.

Par contre l'inconvénient d'acheter au terminal, c'est qu'ils ne prennent que les paiement en liquide.
A nouveau, je n'ai plus que 50e sur moi !!


A 15h, le van passe me prendre devant l'auberge.
On a vu tellement de choses, à chaque fois en marchant beaucoup,
En grimpant, escaladant, sous une chaleur écrasante …
Mais c'était tellement beau !

La Quebrada de las Conchas :








La couleur verte et rouge s'explique par différente sorte d'oxydation (air pour le rouge, vert par l'eau).
Il y a des millions d'années, c'était une grande étendue d'eau de mer, puis de cascades d'eau douce.
(conchas : coquillage, dont il reste des fossiles).

El Sapo (grenouille !) :

Un mirador avec vue sur la vallée :





Un arrêt dans un micro village (2 familles) avec des lamas, des tortillas et des enfants craquants : 








Anfiteatro. Où se joue des concerts en plein air car l'acoustique y est exceptionnelle :



Les gorges du diable. On a galéré à monter mais ca valait le coup :







Vraiment, une bonne expédition, très complète, j'ai beaucoup aimé !

Bilan : J'ai préféré Salta, mais cette petite ville a tout de même du charme.

Il a d'autres expeditions possibles (Rio Grande, Cachi, Salinas Grandes), mais celle de la Quebrada de las Conchas était géniale. Je ne connais malheureusement pas le nom de l'agence car j'ai été aiguillée par mon auberge.
Comme c'était tout prêt, j'imagine qu'on a eu le temps de faire davantage de chose que la majorité des gens qui partent de Salta (4h de bus aller, idem retour).






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dimanche 14 janvier 2018

La gastronomie Argentine.

Après avoir passé quelques semaines en Argentine, autant au nord qu'au sud, je peux vous faire un tour d'horizon de ce qu'on trouve dans leurs assiettes.
Vous allez voir, il y a encore plus de choix que dans la cuisine chilienne.
Je commence par les plats salés, je ferais puis le sucré et les boissons.

En orange : ce que j'ai goûté.

LE  SALÉ :

• Carne  :
Bife de chorizo (faux filet cuit sur son gras),
bife de lomo ( filet épais et tendre, saignant)
tira de asado (travers de bœuf )... un argentin mangeait en moyenne 70kgr de viande par an en 2009. Mais baisse du niveau de vie, crise économique, c'est descendu à 55gr, se rapprochant de la consommation de viande par un français).


En asado (barbecue) ou parillas (grillade).


Principalement du bœuf. Parfois de l'agneau en Patagonie.
En accompagnement, presque toujours, des pommes de terre. Sautées ou frites.
Ou... un oeuf sur le plat.


• La cuisine italienne, notamment l'escalope (mais de bœuf) à la milanaise avec œuf et frites, pizza, pasta). Ca parait étrange mais cela s'explique par une forte immigration italienne dans la première moitié du 20ème siècle.


• Empanadas : petit chausson moelleux farci de viande haché (bœuf ou poulet), de jambon et fromage, d'œuf et/ou de légumes


• provoleta : fromage à pate molle, à déguster fondue et grillée.


• chimichurri salsa, (herbe ail vinaigre piment persil épice. Facultatif : tomate poivron) : c'est un peu leur ketchup. Mais à priori plus acide.


Matambre
un oeuf et des légumes (carotte et bettes) roulés dans une tranche de roti de boeuf très fine.


Au nord du pays :

Humitas : pâte de maïs (+oignon, piment, fromage …) cuite et servie dans une feuille… de maïs.
Je pensais que c'était chilien, mais c'est en Argentine du nord que j'y ai goûté.

 



Le Locro  : ragout de maïs, haricot blanc, courge, lard, boeuf, tripes.


Panchuque : friand croustillant avec une saucisse genre knakie dedans. Et sauce dessus.



Bref, je me suis régalée.
Même s'il faut bien le dire, ce sont des plats riches et peu raffinés mais j'ai pris plaisir à (à peu près) tout goûter.


LES PETITES DOUCEURS  EN ARGENTINE

Je ne dis pas desserts, parceque bon ... bref.


• Dulce de batata (pâte de patate douce)
bon goût mais trop sucré


ou de frutilla (marmelade de fruit épaisse) ou de membrillo (pâte de coing)

• Dulce de cayote : confiture de ce petit fruit local.
très sucré, pas grande particularité gustative.


• dulce de leche : honte à celui qui osera dire que ce n'est que du caramel. (même si dans le fond … bref). On en trouve partout, le nutella est détrôné. Et même en pharmacie, sous forme de ... pastille pour la gorge.



• biscuit alfajores ( gâteau de maïzena garni dulce de leche, puis enrobé de sucre glace, chocolat noir ou blanc) : il y en a en tête de gondole de chaque caisse de supermarché, on vous les sert en dessert et petit déjeuner dans les bus … Très sucré, ecoeurant, friable. J'ai pas aimé.


• Medialunas : quand j'ai vu ces petits croissants dans un ptit dej en auberge, je me suis dit que le proprio devait être français !! J'ai gouté.
Manifestement, non, ce n'était pas le resultat d'un nostalgique du pays. Pourquoi saboter cette viennoiserie en la badigeonnant de sucre !!?? Bref, ceci n'est pas un croissant mais un medialuna. Nuance




LES BOISSONS :


• Le maté,   bombilla et calebasse
J'ai beaucoup aimé. Tellement qu'en 1 mois et demi de voyage, c'est la seule chose que je me suis acheté pour le ramener en France.


• Feuille de coca : on en trouve au nord de l'Argentine où j'ai eu l'occasion d'en macher et d'en boire. Mais également au nord du chili et au Pérou, Bolivie ...
De nombreuses propriétés (notamment pour lutter contre le mal d'altitude).
Mais illégale en France, car c'est de cette plante qu'est issue la cocaïne. Donc, si vous prenez l'avion ... n'en emportez pas dans votre valise !




• Quilmes : il s’agit d'une ville en Argentine mais également d'une bière. Pas d'une grande spécificité gustative. Un peu comme notre 1664.


• Salta : une bière ruby qu'on trouve partout à ... Salta. (nord de l'Argentine).
Meilleure que la Quilmes


• Chicha : boisson à base de maïs, au nord de l'argentine

• Licuado : comme un smoothie fruit et lait mais avec une dose de céréale en plus.
SUPER  BON
À la pêche


A l'orange


• Tang : c'est définitivement (j'espère) passé de mode en France, mais ici ils sont de gros consommateur de ces sachets de poudre chimique. Dans les supermarché, des étalages entier de ces petites pochettes colorées.
J'en ai bu … parceque dans les petits déj d'auberge ils osent appeler ca « jus d'orange ». Je ne me suis pas faite avoir deux fois.







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