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samedi 5 mai 2018

Tous à l'Opéra - visiter les coulisses. [Tours]


Voila un peu plus d'une semaine que je suis rentrée de mon long voyage et lorsque j'ai vu que l'opération "Tous à l'Opéra" avait lieu ce samedi, oui ... cet évenement que j'ai manqué 3 années de suite, j'ai noté ça dans mon agenda illico.

opera tours


Il y a des ateliers enfants, des ateliers de chant mais ce n'est pas ce qui m'intéressait.
Moi je voulais la visite guidée, tout simplement.

escalier

opera de tours



opéra de tours

opera de tours


Déjà parceque je n'ai jamais été plus loin que le hall d'entrée (photos ci dessus), mais surtout parceque ce jour-là seulement on nous fait découvrir les coulisses :

L'atelier couture/confection de costumes :

costume opera

tissu costume

dessin costume

opera de tours


L'atelier de création d'accessoires :

opera de tours

opera de tours

accessoire opera

Les ateliers de construction des décors :

atelier

atelier

atelier

Les loges d'artistes :

loge

loge opera

loge opera


Le tout saupoudré d'anecdotes tout à fait intéressantes qui nous plongent dans l'univers feutré de l'Opéra. Qui le démystifie aussi; quant on parle d'espace de stockage, d'ignifugation, de matériaux de récup pour concevoir les accessoires ...


Et puis la scène, magnifique :
scene opera

scene opera



scene opera


et ses dessous (😊) :

coulisse

croquis

L'Opéra de Tours est d'ailleurs le seul qui ai conservé ses sous-sols avec les systèmes de trappe-tampons.
Les autres s'en servent comme espace de stockage.


J'ai beaucoup apprécié la visite. D'autant plus que les employées avaient la parole pour expliquer leurs métiers (costumière, électricien, menuisier ...).
opérateur lumiere



L'an prochain, j'espère y retourner et avoir cette fois le temps d'assister à la retransmission vidéo dans la grande salle, de l'Opéra sélectionné pour l'occasion. Cette année c'était "Songe d'une nuit d'été".

En savoir plus : le site de l'Opéra

dimanche 22 octobre 2017

L'art contemporain allemand à Tours : K.Rinke au CCCOD

J'ai récidivé !  La dernière fois que j'évoquais le CCCOD, c'était à l'occasion de l'inauguration.
Cette fois-ci, il s'agit de la nouvelle exposition autour de Klaus Rinke et de ses contemporains qui ont marqué la scène artistique de Düsseldorf des années 50 à nos jours.

J'ai eu la chance d'être conviée avec Bérengère  à un déjeuner de presse, avec présentation de l'exposition par l'artiste lui-même. C'est réellement un atout que de bénéficier de l'éclairage contextuel sur les œuvres ; savoir comment, quand, pourquoi avec quelles sensibilités, quels matériaux elles ont été créées.





L'Instrumentarium de Klaus Rinke se situe dans la nef ; ce grand espace d'exposition ouverte sur l'extérieur. Il s'agit d'un ré-agencement de sa performance de 1985 au centre Georges Pompidou.
Cette « œuvre d'eau », comme il la nomme, est constituée de 4 jarres de 2000 litres remplies d'eau fluviales, du Danube à la Loire, qui circule d'un contenant à un autre par le biais d'imposants tuyaux.
Quatre jarres, quatre points cardinaux où s'orchestre le brassage des cultures et des identités européennes.



« L'eau comme élément sculptural ». L'eau est un thème récurrent chez Rinke.
Car l'eau fut manquante en temps de guerre,
l'eau fut stagnante dans les trous des bombes, recréant un micro-système, devenant terrain de jeu pour la bande de gamins où Rinke évoluait.
L'eau polluée des années 60, enjeu écologique et industriel, l'eau qui façonne géologiquement, économiquement et politiquement l'Europe.
L'eau comme symbole de gravitation, de distanciation spaciale et d'écoulement du temps.




La temporalité est également omniprésente; telle cette horloge mécanique qu'il arbore autour du cou et dans ses œuvres.
Celle qui surplombe l'Instrumentarium a sa petite histoire, émouvante. Lorsque la gare de Düsseldorf s'est modernisée, avec abaissement du plafond, il fut question de détruire cette horloge. Rinke_ issus d'une famille de cheminot_ s'est battu pour avoir l'autorisation de la récupérer.


La seconde partie de l'exposition, « Düsseldorf mon amour » est un parcours subjectif et non chronologique au travers de la production artistique allemande.
Les œuvres sont issues de la collection personnelle de Rinke et de prêts du Musée National d'art moderne et de la Kunstadacademie de Düsseldorf, dont il fut professeur durant une trentaine d'années.

Sur les murs, des textes retracent la vie des artistes exposés (Joseph Beuys, Daniel Buren, Tony Cragg, Robert Filliou, Jörg Immendorff, Konrad Klapheck, Harald Klingelhöller, Imi Knoebel, Reinhard Mucha, Nam June Paik, Sigmar Polke, Reiner Ruthenbeck, Gerry Schum), ainsi que des anecdotes édifiantes, relatée par Rinke.


 





Que l'on soit ou non sensible à ce type d'art, ces œuvres ainsi exposé n'en sont pas moins le témoignage d'une époque et d'un état d'esprit collectif qui a influencé toute une génération.

Peinture, sculpture, vidéo, sons, jeux de lumière et de textures ... l'art présenté ici est varié, global, sensoriel et pour le moins conceptuel.
Je trouve que l'art contemporain a besoin d'éclairage, d'explications, d'anecdotes pour être compris et appréciéCe n'est pas un art de l'émotion, c'est une approche de la raison. 





J'ai beaucoup apprécié cette exposition mais si je devrais formuler une critique, ce serait (la même que dans mon dernirr article sur le CCCOD) le manque d'explications contextuels et conceptuels sur chacunes des œuvres. Oui, j'aurai voulu que toutes, sans exception, soient davantage étayées qu'un simple titre et nom de l'artiste.





-        En savoir plus sur Klaus Rinke
-        Le CCCOD , c’est place Anatole France, jardin       François 1er.  Tarif : 6e ou 3e.
-        Expo jusqu'au 1er avril 2018

mercredi 13 septembre 2017

Willy Ronis, expo photo. [Château de Tours]


C'est la seconde fois que nous allons voir une exposition au Château de Tours.  L'an dernier, c'était l'oeuvre de Sabine Weiss; je n'avais pas pris le temps d'en parler sur le blog, malgré que j'avais beaucoup apprecié et que certains de ses clichés m'avaient même particulierement émue.


Les exposition du Jeu de Paume présentent des photographes de renom.
Cet été, c'est Willy Ronis qui est mis à l'honneur, jusqu'au 29 octobre.

Son oeuvre la plus connue : Paris



En gros plan, à droite, une autre de ses oeuvres connue : Le nu provençal 


Jolie angle de vue. La seule photo de l'expo qui m'ai véritablement touchée.  La chevelure




Une belle expo, mais j'avoue n'avoir pas ressenti d'émotion particulière devant les clichés. Question de subjectivité, mais peut être aussi parceque nombre de ses oeuvres sont issues de commandes professionnelles, notamment par des industries et diverses entreprises, donc j'y ai été moins sensible.

Willy Ronis :


Clin d'oeil aux Tourangeaux :




dimanche 23 juillet 2017

Michel Audiard à l'hôtel Gouïn. [Expo-Tours]

 C'est la seconde fois que je me rends dans ce monument. J'avais énormement apprécié la première expo sur le thème de l'Art au Féminin.

Michel Audiard. Ce nom n'est pas  inconnu du grand public tourangeau, car certaines de sculptures jalonnent les rues de nombreuses villes de Touraine.

Il suffit de sortir de la gare de Tours pour tomber nez à nez sur son imposant rhinocéros .



On trouve également des silhouettes de personnalités détourées sur un support métallique dans divers parcs et espaces verts.
Maria Callas. La Ville Aux Dames


Ce que j'ai aimé dans l'exposition à l'hôtel Gouin, c'est de découvrir qu'Audiard, ce n'était pas seulement ces sculptures en couches de résine superposées, ou des visages et silhouettes découpés dans des plaques de fer.







Il y a aussi des ... meubles :



des sculptures massives, d'inspiration ethno-mythologique :





Et d'oniriques compositions :





En savoir plus :





Prix : gratuit

Expo jusqu'au : 30 juillet 2017
=> repoussée au 30 octobre.
(Merci Bérengère pour l'info )

Adresse : 35 rue du commerce, Tours