mercredi 28 septembre 2016

Restaurant : Charles Barrier. (Tours)

En ce moment c'est la fête de la gastronomie.
Tous les ans pour l'occasion, s'organise l'opération "Tous au restaurant". (Le lien du site, en bas de l'article)

Le principe est simple. Vous payez un menu (parfois imposé par le restaurateur), et le second est gratuit.
Oui oui, gratuit !
Ce qui revient à dire que le menu est à moitié prix. Vous me suivez ? Et sans obligation d'achat de boisson, comme cela est exigé dans les passeports gourmands par exemple.

Donc, un menu acheté, un menu offert.
Alléchant.
Sur la Touraine, une petite dizaine de restaurants.
Dont celui-ci, très réputé dans la région, car l'établissement a longtemps été étoilé, et que Charles Barrier est une figure de la gastronomie.
Alors évidemment, ce n'est plus lui qui tient les rênes mais les critiques restent élogieuses .
Autant dire que j'ai sauté sur l'occasion...

En l'occurrence : menu imposé à 70e.
Soit, 35e par personne, 3 plats.

Alors on a bataillé avec le site, car l'affluence était telle que cela a été assez difficile de réserver !

On y est finallement parvenu.
Rendez-vous pris, lundi dernier, 12h30.

Voici ce qui était proposé :

On s'est arrangé pour prendre chacun un plat, histoire de goûter à tout.


AMUSE-BOUCHE :

Rillettes de canard : ce que j'ai trouvé le moins original et le moins étonnant en goût. Comme un effiloché compacté de confit de canard.

Verrine de purée de panais : bien lisse, on retrouve parfaitement la saveur délicate de ce légume-racine.
Classique mais rien à redire.

Guacamole et noisette : je dirai, le plus surprenant. Non pas dans l'originalité, mais dans l'attaque en bouche. On s'attend à la douceur de l'avocat, on se retrouve avec une fraîcheur et une acidité assez marquée. Désorientant. 
Causées par la noisette ? Un agrume ?
En tout cas, texture extrêmement fine,  lissage parfait.


ENTRÉES :


Alliance assez classique du saumon avec l'agrume.
Mais tellement joliment présenté.
Tranche épaisse et fondante, goût équilibré (sous-entendu : le sel et le sucre de la préparation gravelax ne ressortent pas). 
Mélange des textures entre le croquant des lamelles de radis, le moelleux du saumon, le quasi liquide des gelées.
Contraste des saveurs avec l'acidulé des gouttes d'orange et celles de pamplemousse.



Les élements dégustés séparement étaient savoureux (j'ai adoré les pickles d'oignon !), excepté l'éponge d'herbe (je n'ai pas bien saisi le procédé d'ailleurs. Émulsion de levure ... bref.) qui était assez fade et avait une texture étrange. Cependant cette chose verte et spongieuse, une fois trempouillée dans la soupe de roquette ou dans l'oeuf allègrement fendu, révèle tout son intérêt.
Cuisson de l'oeuf parfaite, tempura des gambas moelleuse et croustillante à la fois.
Une belle entrée.

LES PLATS

 Je prends souvent du poisson au restaurant et le danger de ces poissons dits "blancs" c'est que ça peut facilement être fade et mal cuit. Trop cuit, en géneral.
Aucunement le cas ici : grillé croustillant sur les bords, légèrement translucide au centre, chair souple.
L'accompagnement relevait bien l'ensemble :  
- lamelles de seiche, 
- chorizo. De trop petits morceaux, je ne suis pas sûre d'avoir trouvé le goût ibérique ... j'en aurai voulu davantage et je ne pense pas que ça aurait chamboulé l'harmonie du plat),
- risotto aux herbes, très réussi, avec une cuisson comme il se doit : riz ferme, quasi croquant.
- sauce citronnelle : j'ai peiné à trouver sa saveur caractéristique.
Un beau et bon plat dans l'ensemble.




La cuisson : parfaite. Rarement goûté plus fondant,  mais il faut dire que je n'ai pas de point de comparaison, car je n'avais jamais mangé de poitrine de canard.
Le magret étant certes issu du même morceau, mais sur un animal soumis au gavage.

La sauce, sucrée comme il faut, bien équilibrée, le miel ne l'emportant pas sur le reste.

L'accompagnement : poire simplement poché ou oignon glacé, l'expression pure et brute du produit. Néanmoins j'ai trouvé peu d'intérêt gustatif à la betterave et au céleri .

Le croustillant de canard : un peu comme un nem, avec un effiloché de confit de canard. Pas trop gras, donc pas écoeurant.

Oh, tant que j'y pense.
Voici la recette de ladite sauce Apicius.
Même si j'ai de sérieux doutes sur la présence de la sauce soja dans les cuisines de l'époque romaine...

LES DESSERTS :


À la base, j'adore le chocolat.
Excepté lorsqu'il est associé à des fruits rouges. Car souvent l'acidité trop marquée me dérange car elle occulte la douceur, ou le goût corsé du chocolat.
Le dôme renfermait une mousse chocolat au lait très aérée. Dessous, une ganache choco framboise. Mais très légère, ce que j'ai apprécié. Le tout sur un biscuit chocolaté.
Par contre, la glace framboise/cannelle ... mon chéri n'aimant pas la cannelle l'a trouvé très bonne (un bon goût de framboise mais avec "un petit quelque chose en plus").
Tandis que moi, qui adore la cannelle ... je n'en ai pas retrouvé le saveur, du tout.
Dessert plaisant, mais pas wahouu.





Houu pfiouuu, alors là ...
Les desserts, je pourrais m'en passer et reprendre une entrée à la place.
Mais là ...
Le croquant caramel doré sur le dessus, allégé par la fraicheur des agrumes;
L'onctuosité et la finesse de la mousse/crème de pistache, à tomber !
Le sablé, un peu difficile à couper à la cuillère sans en mettre partout, mais pas trop beurré, bien.
Et le sorbet... orange sanguine, étrangement, je lui ai trouvé un petit air de pamplemousse rose, très frais, j'ai beaucoup aimé !

Le repas se terminait par 2 mignardises dont j'ai oublié de prendre la photo :
Un financier (légèrement trop petit pour en apprécier le moelleux)
Une pâte de fruit. Pas fan, des pâtes de fruit, même si celle-ci avait le mérite de n'être pas collante, ni trop écoeurante .


Donc.
Ravie de ce repas, enchantée, avec 3 coups de coeur : les deux entrées et le dessert à la pistache.


LE DECOR :
Chic !
Tables espacées, argenterie.
Lustres impressionnants, boiserie, velours...
Bon, un tantinet vieillot avec les tapisseries et la moquette aux motifs peu sobres .



LE SERVICE  /  L' AMBIANCE :

Service rapide.
Visiblement, tous les clients bénéficiaient du menu imposé. Donc en cuisine, l'exécution des plats s'en est certainement trouvé facilité.

J'ai déjà eu l'occasion de manger dans des restaurants gastronomiques, voire étoilés. Parfois, l'ambiance est un peu empesée et gênante.
Ici, pas du tout. Certes, les serveurs sont en livrée, et pétris de bonnes manières, mais ils ont le sourire voire... de l'humour et de l'emphase. Agréable.


Dooooonc !

Une belle adresse, nous n'avons pas été déçus par la renommée des lieux.
Bon. Je n'ai jamais payé un menu 70e donc c'est difficile d'avoir un élement de comparaison. Je ne me rends donc pas compte si cela les valait.

Au final on a passé un très bon moment gourmand dans ce restaurant.


Restaurant Charles Barrier
101 avenue de La Tranchée
37000 Tours.

Opération  Tous au restaurant
Jusqu'au 2 octobre.

dimanche 4 septembre 2016

Spectacle "Les illusions de la cathédrale" - Tours

Si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'y aller ... il vous reste quelques week end pour en profiter...






C'est un spectacle son et lumière de 20 minutes, sur la façade de la cathédrale St Gatien de Tours.
C'est ludique, une pointe d'humour, éblouissant, visuellement très riche, un coté enchanteur.
Tres divertissant.

Du coup, ca reste du tout public. J'entends par là que les références historiques et culturelles qu'on aurait pu attendre sont totalement absentes et que ca sonne un peu creux parfois. Notamment l'espèce de monstre mascotte que j'ai trouvé un peu grotesque.



Mais dans l'ensemble, c'est vraiment un spectacle qui vaut le déplacement.
J'y suis allée deux fois, c'est pour dire !

Info pratique :
Vendredi et samedi soir, 22h et 22h30.
Jusqu'au 3 octobre.
Metteur en scène : Damien Fontaine

mardi 23 août 2016

Film : This is England

Ce film est sorti il y a 10 ans et a reçu de nombreux prix.
Meilleur film de l'année au British Film Award,
Prix du jury au festival Paris Cinéma et au festival de Rome.
Et en sélectionné au festival de Berlin.



Donc, 10 ans d'age.
Pour autant,  les thèmes abordés restent d 'actualité : exclusion sociale, racisme, fanatisme ...

On suit le parcours d'un jeune garçon de 12 ans, Shaun, qui après avoir été le souffre-douleur au sein de son école, s'intègre dans un groupe de skinhead de la première heure.
Musique, alcool, flirt ... mais tout bascule le jour où Combo, un ancien de la bande qui a passé 3 ans en prison, revient avec des idéologies nationalistes qu'il veut distiller à ses amis.

L'intérêt du film, c'est de nous faire découvrir que les skinhead, à l'origine, ce n'était pas du tout les extrémistes néo-nazi qui ont fait ensuite surface.
Ils étaient même plutôt proche de la culture afro.

On est immergé dans l'ambiance un peu glauque des années 80 des banlieux anglaises, et on se prend d'affection pour ce jeune garçon, malgré ... mais je ne vous en dit pas plus.

Un bon film, rien de révolutionnaire, mais qui je pense, me marquera un petit moment.




mardi 16 août 2016

Crumble abricot-banane. [recette]

Il nous restait des fruits trop mûrs.
De ceux qu'on a plus envie de manger.
Alors plutôt que de faire le traditionnel tiramisu fruité,  hop, un crumble !



Il vous faut :


2 bananes
3 abricots (4 ou 5 n'eut pas été de trop)
1 cc de miel

1 tasse de farine
1/2 tasse de sucre cassonade
50 gr de beurre





Coupez une banane en rondelles et les étaler directement dans un plat.
Au dessus, disposer les abricots coupés en petits morceaux.

Écraser l'autre banane avec du miel, etaler sur les fruit.



Dans un saladier,  verser le sucre et la farine, et le beurre coupé en petits morceaux.
Écraser avec les doigts, malaxer jusqu'a obtenir une pate sableuse.



Disposer le crumble sur les fruits ,
puis 30 minutes au four a 210°


Un petit clic ici : pour accéder aux autres recettes.

jeudi 4 août 2016

Gateau au yaourt. [recette]


On a pris la recette ici :

http://cuisine.journaldesfemmes.com/recette/330802-gateau-au-yaourt





Étrangement , moi qui ai tant cuisiné par le passé ... je n'avais jamais fait cette très classique pâtisserie !



C'est un gâteau qui a marqué l'enfance de mon ami, et je dois avouer que c'était aussi bon que c'était simple à réaliser.





Il vous faut :
1 pot de yaourt nature
2 pots de sucre (roux. Pas de sucre blanc dans nos placards)
1 sachet de sucre vanillé
3 pots de farine
1/2 pot d'huile
3 oeufs
1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de sel





Préchauffer le four à 180°.


Dans un saladier, mélanger :
Yaourt, sucres, œufs, farine, levure et sel, et enfin, l'huile.



Beurrer le moule, verser l'appareil, au four pour 35 minutes.



Démouler quand c'est refroidi, dégustez !







J'imagine qu'on peut l'aromatiser : du sirop, de l'huile essentielle de citron, ou de la poudre de chocolat ...



Un petit clic ici : pour accéder aux autres recettes.

mercredi 27 juillet 2016

Lever et coucher de soleil ...



Que ce soit le matin tôt,  lorsque je fais mon footing ... oui, très tôt, aux alentours de 6h ...







Ou lors de balades romantiques, à la tombée de la nuit,

que le soleil se lève ou se couche, il laisse toujours une empreinte magnifique sur la Loire et dans le ciel Tourangeau...


jeudi 21 juillet 2016

Le pitaya [Resto-Tours]


Green Curry
Cela faisait à peine deux mois que ce resto thaï avait ouvert, et déjà une bonne réputation. La petite salle et la terrasse quasi complet, un mercredi soir.

Le principe est simple : un bol rempli de riz ou de nouilles, légumes, viande ou tofu,et sauce, le tout cuit au wok sous nos yeux.

Environ 10e le plat.
Très très très copieux, car oui, le bol est profond et le riz ... ca cale bien !

Pad thaï,  bo bun, curry ...
Y'a une dizaines de choix possibles.

Le plat que j'ai choisi était savoureux, épicé mais pas trop, et j'ai eu du mal à terminer l'assiette.
Green curry : poulet coco citronnelle riz ... désolée, je ne me souviens plus le détail !
Mais, très bon.

Mon amie avait pris un pad thaï :




Par contre, peu de place, on est assez serré.
L'intérieur est bruyant, c'est mieux en terrasse.
De toute facon, ce n'est pas un lieu oû on s'attarde.
On mange son bol, puis on migre ailleurs.
Un bar, ou ... dans notre cas, une petite balade digestive dans le vieux Tours.


Le Pitaya
102 rue du commerce (juste avant place plum)

Edit juin 2018 : depuis l'écriture de cet article, je suis allée en thailande.
Les saveurs là-bas sont 3 fois plus... à la fois délicates; subtiles. Mais aussi bien plus épicées.





- Les autres resto chroniqués 

_ Ceux que j'aimerais tester