mardi 22 janvier 2019

Bibovino [Resto-Tours]


Cet été j’étais passée devant ce nouveau restaurant, hésitante à en franchir le seuil. L’intérieur était sombre, la devanture pas tellement avenante et pourtant la carte et le concept m’attiraient. Bref, je ne suis pas entrée.
Et puis, il y a quelques jours, avec Audrey du blog Olive, Banane et Pastèque, nous avons été conviées à découvrir leur établissement. J’étais ravie !

J’ai été agréablement surprise dès l’arrivée : un coup de jeune sur la façade, une présentation de la vitrine bien plus attractive, et surtout une mise en avant des vins. Sous ce format si particulier, en Bag In Box cubiques ou cylindriques.
Car c’est cela, le concept. Des vins, de qualité, dans un contenant atypique. Mais j’y reviendrais plus tard.





L’intérieur a eu droit également à un relooking. Pierres apparentes, ton ocre et bordeaux, une lumière chaleureuse. Cinq tables seulement mais il y a une autre salle au sous sol, ambiance cave cosy avec canapés et tables basses.

On peut déguster des tartines,
Des planches apéritives,



des salades ; et quelques desserts.




Le tout confectionné simplement mais avec des produits frais et locaux. A titre d’exemple, le pain vient de chez Meunier, les rillons et la rillette est confectionnée par la charcuterie « Aux trois petits cochon ». Bref, des références culinaires de Tours


Et du vin, donc.
Un large choix sur la carte, une offre diversifiée :


Et surtout, on bénéficie du conseil de Nadège et Nicolas.
Ils posent quelques questions, cernent nos gouts pour proposer une dégustation de quelques vins pour nous permettre de choisir celui qui convient le mieux à notre palais.
J’ai gouté :


- B418 vignes préphylloxériques (Corbière)
- Les terrasses d’Hortense (Costière de Nimes)
- Château Magence, (Cabernet franc)

La gamme de prix va de 4 à 8 euros le verre, 12 euros pour les plus prestigieux.

Donc, il s’agit d’un caviste, qui propose de bons vins autour de plats conviviaux. Mais pas seulement ! Vous avez remarqué le format du vin mis en avant.


On appelle ca vulgairement des cubis, et l’image qu’on en a est plutôt négative : du vin de supermarché, le rosé qui accompagne le barbecue l’été, un conditionnement peu valorisant comparé à la bouteille en verre.






C’est là que j’ai été étonnée d’apprendre que les vins proposés par la marque BiboVino étaient tous sélectionnés avec soin par un grand nom de l’œnologie, Bruno Quénioux, auprès de producteur respectueux de l’environnement et de la tradition, des vins naturels voire bios.


Des vins haut de gammes dont la conservation est maximisée par le contenant, sans altération de leurs qualités. Ces bag in box nouvelle génération permettent une conservation de 4 semaines pour le blanc, 8 semaines pour le rouge, sans transfert de plastique comme c’était le cas il y a quelques années.

Je consomme peu de vin et les quelques fois où je m’achète du fromage, j’aimerai ouvrir une bonne bouteille. Mais ca veut dire ensuite que je dois soit me forcer à la finir dans la semaine, soit ça tourne au vinaigre. Ou acheter les bouteilles de petits formats, mais le choix est restreint et souvent de qualité moyenne … Ces contenants pourraient être une solution. Un bag in box, a raison de 2 verres par semaine, ca ferait pile 8 semaines.


Vous trouverez d’autres enseignes Bibovino en France, mais celle de Tours est la seule à proposer de la restauration pour vous permettre de déguster votre vin. Ils proposent également des ateliers d’œnologie, le prochain a lieu le 21 février à 19h30 :


Une belle table à découvrir, en plein cœur du vieux Tours. Vous l’aurez compris,  le concept m’a intriguée, je suis pas loin d’être convaincue. Je reviendrais.


Bibovino
84 rue du commerce, Tours.

Leur insta : bibovino_tours
leur site

samedi 1 décembre 2018

Tajine d'agneau, abricots et amandes grillées. [recette]


J'ai ce plat dans mon salon dont je me suis servi quelques fois, il y 4 ou 5 ans de cela, pour cuisiner ces cinq recettes de tajine.
Depuis, il trône au dessus de ma bibliothèque, en mode déco.
Lorsque j'ai voulu me remettre aux fourneaux, je me suis rendue compte que je n'avais plus l'adaptateur en métal qui permet de l'utiliser sur la plaque à induction.

Une fois ce dernier commandé et reçu, j'ai mis à tremper le plat dans une bassine d'eau toute une nuit. Ceci afin d'éviter qu'il ne claque lors l'exposition à la chaleur.
A faire si vous venez d'acquérir un tajine, ou si vous ne l'avez pas utilisé depuis longtemps.

Je voulais une recette simple, qui ne comporte pas une multitude d'ingrédients, et qui réunit les parfums de l'orient.
J'ai choisi et suivi la recette de péché de gourmandise en réduisant les proportions par trois et en l'adaptant (moins de miel que prévu par exemple).


tajine agneau abricot amande



Pour 2 personnes, il vous faut :

500 gr d'épaule d'agneau désossée, coupée en gros cube.
1 oignon
1 gousse d'ail
70 gr d'abricots séchés moelleux
40 gr d'amandes
1 cc de miel
1 cc bombée de raz el hanout
1/4 de botte de coriandre fraiche ciselée
huile d'olive

1 verre à moutarde de semoule de blé dur
beurre pour égrener la semoule




Préparation :

Un peu d'huile dans le tajine, laisser le monter en température à feu doux puis moyen.


Peler et émincer les oignons, faire de même avec l'ail.
Les faire revenir dans une poêle huilée, 5 minutes, les réserver.

Si les amandes ne sont pas émondées : les laisser 1 minutes dans l'eau bouillante, puis pincer la peau entre 2 doigts pour enlever la peau.
Les faire griller dans la poêle. Réserver.

Remettre de l'huile, y faire dorer les morceaux d'agneau, ajouter le raz el hanout et mélanger pour bien enrober la viande des épices.



Dans le tajine, mettre tout ensemble l'oignon, l'ail, les amandes, la viande, la coriandre fraiche et les abricots.
Ajouter la cuillère de miel puis 50cl d'eau.

tajine agneau abricot


Couvrez puis laisser mijoter 1h10 à feu moyen en remuant de temps en temps.

tajine agneau

Dix minutes avant la fin de la cuisson du tajine, verser 1 verre d'eau à moutarde sur la semoule dans un saladier, couvrir.
Puis égrener avec une noix de beurre;

Servir avec le tajine.


couscous tajine

Verdict :

Le sucré abricot/miel n'était pas omniprésente, bien équilibré.
Cuisson de l'agneau ok, même si 1h de cuisson aurait suffit.
La sauce était vraiment délicieuse, avec l'ensemble des saveurs _ jus de viande, épices, miel _ qui se mariaient subtilement.

A refaire !



Les autres recettes du blog


samedi 17 novembre 2018

L'Embellie. [Resto-Tours]

J’enchaine sur la présentation de ce restaurant, qui est le grand frère de L’accalmie, dont je parlais en août dernier.



Ici, c’est un chouilla plus cher (29e pour entrée/plat ou plat/dessert; 34e pour trois plats), mais un peu plus recherché dans la mise en place et les associations de saveur. Par contre je pense que la bonne qualité et la fraicheur des produits est identique.

On a commencé avec des amuses bouches. Des tartinettes avec une crème de tomates sur l’un et … je ne me souviens plus de la deuxième bouchée. Il faut dire que c’était en juillet. Oui, j’ai du retard dans la rédaction et l’édition de mes articles de blog, j’ai été quelque peu occupée ces derniers temps, oups !



Une verrine avec un gaspacho de poivron, chantilly fumée.
Il y avait également des beurres, l’un nature, l’autre aromatisé au piment d’espelette, que nous avons entamé lors de l’apéritif et continué de les déguster durant le repas.

Les entrées :

*Gambas croustillantes, caviar d’aubergine et sauce piquante*

C’est le plat que j’ai choisi, et même si la présentation était très belle, et que j’ai apprécié les différences de texture (moelleux/croustillant), j’ai trouvé l’ensemble un peu fade. Le caviar d’aubergine n’était pas non plus très assaisonné, heureusement que la petite sauce piquante (les petits ronds bruns) pimpaient le tout. Les oignons marinés en guise de pickles rehaussait quand même un brin avec une pointe d’acidité.


*Carpaccio de magret de canard, miel et mayonnaise au citron vert*

J’ai gouté dans l’assiette de mon père, qui avait choisi ce plat audacieux. J’avais déjà testé le canard cru, en fondue, justement dans un resto de sa région. La saveur de la viande se suffit à elle-même, mais le coté sucré salé n’était pas désagréable. Les pointes de mayo n’étaient pas trop riches, et même si j’aurai voulu sentir davantage le citron vert, c’était suffisant pour amener un peu de fraicheur en bouche.


Le plat :

*Tartare de bœuf feuilleté, foie gras poêlé et mayonnaise à la truffe d’été*

C’est mignon tout plein dans l’assiette, pas vrai ?
Mais pas pratique à manger. Je ne sais pas trop ce que je m’imaginais avec le terme feuilleté, je pensais peut-être à une alternance de couche crousti-moelleux. Les deux carrés de pâte feuilleté n’apportaient au final pas grand-chose. Par contre le foie gras était de très bonne qualité (pas flotteux, belle texture sous le couteau et fondant en bouche), bien cuit.
J’avais déjà eu l’occasion de goûter l’association foie gras et bœuf, mais jamais en version crue. Le tartare était bien assaisonné. Contente de cette découverte.
Quant à la mayonnaise, je ne serais pas objective puisque je ne raffole pas de la truffe.

Le dessert :

*Dessert glacé au deux citrons, tuiles de meringue au pavot*


Les desserts étaient également à la carte de l’Accalmie.

J’adore tellement les desserts au citron, sachez le ! Que je peux difficilement résister lorsque j’en croise un. Sauf bien sur si un truc totalement décadent au chocolat lui fait concurrence … bref.

Celui-ci tenait la route grâce à une plutôt subtile alternance à la fois des textures (les tuiles pavot, le crémeux citron, la mousse et le biscuit) et des acidités (la mousse étant plus douce que les quenelles de crème).
La sauce à la fraise n’était pas indispensable, et dommage que le biscuit du fond soit trop croquant, au point que je peinais à le briser sous ma cuillère.

Je ne peux pas vous parler de la déco et de l’ambiance générale, puisque nous avons mangé en terrasse. Le service (en livrée) était agréable est plutôt rapide.

Verdict :
Quelques point perfectibles donc, mais vraiment une bonne adresse.
Des produits de qualité, une cuisine bien exécutée. Des assiettes plus distinguées et originales mais moins « juteuses »/généreuses qu’à l’Accalmie.




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_ Ceux que j'aimerais tester

jeudi 13 septembre 2018

Vivre sans frigo 1 : pourquoi ??

Comment vient-on à se dire, tiens, je vais me passer de frigo !

Le livre de Marie Cochard, "Notre aventure sans frigo ou presque", je le connaissais de nom mais je n'y avais jamais prêté tellement attention;
j'avais commencé à m'intéresser au sujet mais quand j'ai lu que ca ne permettait pas une économie d'électricité de fou (50€/an en moyenne), je n'ai pas été plus avant, considérant que cela demandait trop d'efforts et de changements d'habitude pour "si peu".

Et puis, j'ai voyagé.
Cinq mois avec pas grand chose, et en adaptant mon alimentation en fonction des équipements présents (ou absents, le plus souvent) dans les auberges de jeunesse.
C'est surtout lors de mes séjours en immersion dans les familles (Vietnam, Thaïlande, Népal) que je me suis rendue compte qu'ils n'avaient pas de frigo et parvenait à se nourrir en s'organisant autrement.

J'ai eu envie d'essayer. Je n'ai simplement pas rebranché mon frigo à mon retour.


Frigo non branché, qui me sert de garde manger

En réalité, ce n'est pas si simple.

Il faut repenser la façon dont on consomme.
Pour moi cela n'a pas été trop compliqué car je mangeais déjà peu de viande, laitage, poisson, fromage, ces produits extra-frais qui ne se conservent pas longtemps.
Si j'ai envie de ces produits, j'en achète le jour pour le jour, et seulement en petite quantité.
J'apprécie davantage ces aliments parce que j'en mange moins souvent et du coup je peux me permettre de les choisir de meilleure qualité (surtout quand je vais aux halles le week-end).




De façon générale, vivre sans frigo m'a permis de manger plus sainement.
Je n'ai plus sous les yeux et sous la main, les produits transformés et / ou d'origine animale que je gardais au frais.
Au final, je consomme quoi désormais ?
Principalement fruits, légumes, légumineuse, céréales, des œufs, du poisson en conserve (sardines/thon).
Quelques galettes végé, celles qui ne s'achètent pas au rayon frais.
Du chocolat, des fruits secs.
Et une fois par semaine, un produit animal acheté le jour pour le jour (poisson, ou viande, et un bon fromage).



vrac bio


Courses de début de semaine. En supermarché et non à la coop bio,
ce qui explique cette regrettable profusion d'emballages plastique






bocaux cuisine
et pour compléter tout ça, j'ai ma réserve d'aliments secs en bocaux



Autre avantage : fini le gaspillage alimentaire !
Bon, ca m'arrivait rarement de jeter, mais c'est vrai que parfois, on garde au frais, on se dit que ca peut attendre et quand enfin on se décide à utiliser ce paquet de fromage râpé ou ce pot de sauce ... bim, c'est moisi.
Et bien je n'ai plus de frigo, donc plus de produits périssables, donc je ne jette absolument plus rien.


C'est plus sur la gestion des restes que j'ai dû faire un effort. Auparavant, j'utilisais beaucoup le congélateur. Je stockais mes restes (légumes frais coupés, herbes, petits plats cuisinés maison), et j'avais quelques plats préparés du supermarché, pour dépanner.
Désormais, je cuisine les quantités dont j'ai besoin.
Si j'en ai fait trop, je mange la même chose le soir et puis c'est tout !


Là où ca se complique, c'est lorsque j'ai du monde à la maison.
Avant, j'avais tendance à acheter trop, à cuisiner trop, et avoir plein de restes que je mangeais pendant une semaine entiere.
Maintenant j'adapte mes achats en fonction de ce dont j'ai réellement besoin pour les recettes.

Si les personnes dorment chez moi plusieurs jours, je préviens juste qu'il n'y aura ni de lait ni yahourt, qu'il y a bien une supérette près de chez moi, mais rien pour conserver les produits extra-frais.
Les gens s'adaptent !




On m'a souvent demandé :

 et si tu as envie d'une glace ou d'un sorbet ?
=> c'est mieux pour ma ligne de ne pas en avoir sous la main ... et puis si j'en ai vraiment vraiment envie, je sortirai m'en acheter une ville (ce qui ne m'est jamais arrivé).


oui mais comment tu fais pour les glaçons ?
=> j'aime pô les glaçons. Ca donne mal au ventre et surtout ca dilue le goût du breuvage.


Et la bière ?? Une bonne bière fraiche !??
=> ha oui, alors là, c'est problématique.
Mais j'ai la solution !!
Je vous en parlerai dans un prochain article.


Et le beurre ? T'as toujours dit que tu adorais le beurre salé ?
=> Rhaaa c'est vrai qu'avec des radis ou un fromage de chèvre un peu sec, le beurre demi-sel, c'est juste indispensable.
Alors oui, j'ai réduis ma consommation de beurre, mais j'ai trouvé un objet qui me permet de le conserver pendant 2 semaines.
Ca fera l'objet d'un autre post sur ce blog !




jeudi 23 août 2018

L'accalmie [Resto-Tours]

La semaine dernière, c'était mon anniversaire.
Pour l'occasion : restaurant !


Mon chéri m'a invitée à l'Accalmie, un bistronomique qui appartient aux mêmes propriétaires que L'Embellie, dont je parlerai une autre fois.


Il se trouve près des Halles de Tours, dans une rue, ma foi ... calme !


Je n'ai pas pensé à prendre des photos de la déco intérieure (sobre, épurée mais dans un cadre ancien (poutre et pierre apparentes), mais voici l'extérieur :






On a opté la formule à 31€, entrée/plat/dessert.


Les entrées :



l'accalmie
Tartare de saumon au gingembre, sésame et soja;
jeunes pousses et herbes folles

restaurant l'accalmie
(désolée pour la piètre qualité de la photo, je sais pas ce qui s'est passé !!)
Tartine de rouget, fenouil/tomate, pistou et roquette, pignon de pin


Le saumon était tendre et savoureux, le sesame et le gingembre bien discrets, ne prenant pas le dessus sur le reste.
On s'attendait à un plat japonisant avec de la sauce soja; il semblerait que le soja était juste parmis les jeunes pousses.
Par contre la profusion d'herbes était déstabilisante; une première impression de fadeur, surtout que les croquants étaient un peu secs voire farineux, mais étrangement, après quelques bouchées, le tout se mariait plutôt et finalement bien.


J'ai été surprise par la générosité de la seconde entrée : 3 ou 4 morceaux de poisson, une belle tartine de pain.
Bonne cuisson du rouget, la mie de la tartine était bien imbibée du mélange fenouil/tomate (même si j'aurai aimé une présence plus marquée du fenouil); ce qui donnait à l'ensemble une belle texture crousti-moelleuse.
La salade au dessus relève le tout (la roquette surtout), et la sauce est bien équilibrée.


Les plats :

restaurant l'accalmie
Trio de cochon ibérique, crème de poivron au piment d'Espelette
et pommes de terre grenaille


restaurant l'accalmie
Roulade de gigot d'agneau farcie au chèvre frais, tomates confites et thym,
écrasé de pomme de terre et gastrique à la menthe


Le cochon était très tendre, presque fondant et juteux; c'était intéressant d'avoir trois différents morceaux en dégustation. Dans la sauce, on distinguait parfaitement les saveurs du poivron et du piment d'Espelette. Pas de grande originalité par contre concernant l'accompagnement.


La roulade d'agneau, la bouchée que j'ai gouté était gouteuse, belle texture, mais la force du fromage de chèvre l'emportait un peu sur la délicatesse de l'agneau.
On retrouvait bien les senteurs provençales avec le thym et les petites tomates confites qui toujours se marient bien avec cette viande;
davantage d'originalité sur la sauce, menthe discrète qui amène de la fraicheur à l'ensemble.
Mention spéciale pour l'esthétisme et le graphisme du dressage. Joli !


Les desserts :



restaurant l'accalmie
Le Trois Chocolat sur biscuits amandes croustillantes

restaurant l'accalmie
Bavarois fraise-menthe


Le trois chocolat était somme toute assez classique.
Une mousse fondante, le chocolat bien présent mais pas écoeurant.
 Le croustillant : très dur à briser dans l'assiette mais étonnamment friable en bouche
La glace, je ne suis pas parvenue à déterminer si c'était vanille ou choco blanc.

Le bavarois était plus original, grâce à la menthe en crème fouettée. Je ne suis habituellement pas adepte de cette herbe, mais là c'était doux et délicat, léger comme un nuage.
Mousse frais classique, et je n'ai pas tellement aimé la gelée entre les deux, mais si je comprends son intérêt en terme d'alternance des textures.




Verdict : un bon restaurant, sans faute de cuisson ou d'association, mais qui reste sur des valeurs sures, avec parfois tout de même des pointes d'originalité.
Un dressage un peu (trop) sage (hormis le plat d'agneau).
Cela manque légèrement d'une dose de twist, de peps et de raffinement mais ca reste un très bel endroit à découvrir.



10, Rue de la Grosse Tour, 37000 Tours


- Les autres resto chroniqués 

_ Ceux que j'aimerais tester

samedi 18 août 2018

Carrés (très) fondants au citron [recette]

A l'occasion d'un pique-nique zero-déchet organisé à Tours la blogueuse Camille se lance,
j'ai réalisé cette recette très citronnée, et plutôt simple à réaliser.








Il vous faudra :
150 gr sucre
2 cs sucre glace
200gr farine
3 oeufs 
1/2 paquet levure
100gr de beurre fondu
3 citrons et demi






Préparation :


Préchauffer le four à 180e







Mélanger les œufs avec les 150g de sucre et 1 cs de sucre glace, 
ajouter la farine et la levure, 
le beurre fondu
et enfin le jus de 3 citrons.


Verser l'appareil dans un plat carré,
mettre au four et laisser cuire 30 min.




Pendant ce temps, préparer le sirop :
mélanger le jus d'un 1/2 citron, 1 cs d'eau,1 cs de sucre glace, 1 cs de sucre blanc.
réchauffer juste pour que sucre fonde.




Lorsque le gâteau aura un peu tiédi, le badigeonner avec ce sirop,
puis le découper en petits carrés.







Verdict : fondant et bien citronné comme j'aime. Juste, la prochaine fois, je mettrais 50gr de sucre en moins ...


Un petit clic ici : pour accéder aux autres recettes.


 







vendredi 3 août 2018

Entretien avec Sébastien Duboc, créateur de So Chèvre

Je vous en parlais il y a quelques semaines, lors d’une dégustation culinaire entre blogueuses, j’ai découvert un produit qui m’a interpellé par son côté innovant et surprenant.


Des barres de céréales et de fruits, des encas énergétiques comme on en trouve beaucoup, mais à base de lait de chèvre. A hauteur de 27 à 29%, l’équivalent d’un petit verre par encas, autant dire que le goût est bien présent. Mais le mariage avec les fruits secs (dattes, raisins …) et les céréales (riz, épeautre) est réussi. Très savoureux, consistant, j’ai terminé le snack sans me faire prier.


J’étais donc sceptique, mais la texture et surtout la saveur m’ont séduite. Tellement que j’ai contacté Sébastien Duboc, le créateur de la marque, pour échanger sur son projet et lui poser quelques questions.







Comment vous est venue l’idée d’associer le lait de chèvre aux saveurs sucrées, et de le présenter sous cette forme ?


Issu d’un parcours d’ingénierie agricole et spécialisé dans le conseil en élevage et nutrition animale, avec le recul des années professionnelles, j’ai eu envie de me lancer dans la valorisation de la filière caprine.


C’est au cours d’une visite à Rungis, en échangeant avec les producteurs de produits traditionnels (lait, fromages, yaourts) que j’ai eu envie de créer quelque chose de nouveau, dans un format de consommation nomade, permettant de se soustraire à la chaine du froid pour une conservation optimale, à température ambiante.


Cela permet de répondre à la demande et aux nouvelles habitudes des consommateurs.
Pauses déjeuner raccourcies, snack pour les sportifs ou goûter à glisser dans la poche lors d’une randonnée.


NDLR : en apéro finger food, ça fonctionne aussi :




Comment avez-vous sélectionné les recettes ?


J’ai commencé dans ma cuisine !
Quelques courses en magasin, pour tester les alliances de saveur de différents aliments. Il a fallu ensuite trouver des ingrédients dont la texture permet une tenue et une conservation optimale, car le but était d’obtenir un produit sain et naturel, sans ajout de conservateurs et d’additifs.



J’ai ensuite fait déguster le produit fini à mon entourage, puis au sein de la Chambre des Métiers qui m’ont accompagné dans mon projet.





Ce qui est mis en avant sur cet encas, c’est aussi et surtout les atouts nutritionnels, notamment pour les sportifs. Quels sont les avantages de cette barre en comparaison avec d’autres ?


Les fruits secs (dattes, raisins) apportent un boost énergétique et leur aspect rassasiant est bien connu.


L’alliance avec les céréales et les oléagineux permettent une synergie diététique bénéfique.


Avec un tiers de lait de chèvre, les apports en nutriments sont réels (glucides diversifiés, 8 acides aminés essentiels, acides gras, minéraux biodisponibles) et bien assimilables par l’organisme grâce à une meilleure digestibilité par rapport au lait de vache.


 Nous venons d’ailleurs d’acquérir le Label Transparence Contrôlé, délivré par une association de médecins allergologues, garantissant la qualité des ingrédients et l’atout santé du produit fini.






D’autres labels en vue ?


Les fruits présents dans nos barres sont bios, mais pour le moment nous ne pouvons pas prétendre au label AB. En revanche, la fabrication et la provenance du lait est issu de la production française.






Justement, parlons de la provenance de la matière première. Le lait provient-il de Touraine ?


Nous collectons le lait auprès de producteurs la région centre effectivement. Mais la production en lait déshydraté n’est pas suffisante et nous avons également un fournisseur en Vendée.


En s’implantant à Parcay Sur Vienne, dans une ancienne laiterie ayant produit du Ste Maure de Touraine, je voulais marquer un ancrage régional fort et perpétuer l’histoire caprine de la région. L’objectif étant à terme d’y installer une unité de transformation, pour structurer progressivement une filière de production locale.









Quelques mots désormais sur votre parcours entrepreneurial.
Combien de temps s’est écoulé entre l’idée et la commercialisation ?


Une dizaine de mois. J’ai commencé à réfléchir sur le projet à l’été 2017 et créé la société en février 2018. En mars, une campagne de crowdfunding sur Ulule a permis d’obtenir un complément de financement et de communiquer autour du produit, dont la commercialisation a commencé au 1er mai.





Le marketing et la communication ne faisaient pas partis de votre formation initiale. Comment êtes-vous parvenu à un résultat aussi efficace en si peu de temps ?


J’ai intégré l’incubateur du pôle agroalimentaire Food Val de Loire, puis suivi une période de formation à la création d’entreprise, dispensée par la chambre des métiers et la CCI d’Indre et Loire.

J’ai également bénéficié du soutien de mon grand-oncle et associé, Fabrice Bianchi, spécialiste en agroalimentaire et accompagnement d’entreprise.


Nous avons intégré divers dispositifs d’accompagnement (Initiative Touraine Chinonais, Initiative remarquable ou encore Réseau Entreprendre Val de Loire, dont je suis lauréat). Ces organismes offrent un suivi précieux. Des rendez-vous mensuels pour évaluer le développement de l’entreprise, anticiper les actions à mener, se constituer un réseau.






Quels réseaux de distribution avez-vous privilégié ?


On peut trouver les EnCapri dans les magasins spécialisés en sport et diététique, ainsi qu’en épicerie fine.
Il est également possible de commander en ligne sur notre boutique en ligne


La marque est majoritairement présente à l’échelon locale, mais il y a quelques points de vente à Paris, en Normandie, à Lyon…


 Nous participons à des événements de la vie locale, nous aurons par exemple un stand au village partenaire des 20kms de Tours, le 23 septembre


  


Peut-on prochainement espérer de nouvelles recettes ?

J’ai effectivement en vue d’autres recettes d’EnCapri, mais aussi la création d’une nouvelle gamme de produits de snacking, notamment avec une ouverture sur le salé.

Dès septembre de la confiture de lait de chèvre sera disponible, et d’ici un an des boissons en format nomade.


Il me tarde de découvrir ces nouveaux produits, je serais ravie d’y goûter !


J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce produit, car c’est vraiment innovant, avec un ancrage local et une démarche éco-responsable que j’ai particulièrement apprécié.

Mais surtout, et c’est l’essentiel, une fois la barrière psychologique dépassée, la dégustation vaut le détour.




Barre Riz & Noix de Coco
INGRÉDIENTS : Lait de chèvre déshydraté (Origine France), raisins secs, pâte de datte, flocons de riz, noix de coco râpée, farine de riz.

Barre Petit Epeautre & Noisette
INGRÉDIENTS : Pâte de datte, lait de chèvre déshydraté (Origine France), flocons de petit épeautre, noisettes hachées grillées, huile de tournesol, farine de riz.


So Chèvre UluleSAS Amaltup  – So Chèvre
Rue du Général de Gaulle
Cour de la Laiterie
37800 Parçay-sur-Vienne

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